Eklablog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Mémoires : autobiographie doublée d'une réflexion sur une époque à laquelle le mémoraliste a participé au premier plan.

 

Casanova --› prêtre, soldat, intriguant, diplomate, financier, voyageant dans toue l'Europe et collectionnant les conquêtes amoureuses.

Homme du XVIIIe siècle --› libertin ( libre-penseur, quelqu'un qui en particulier ne croit pas en Dieu ( ex : Don Juan ) au XVIIe siècle.

Posture philosophique.

Ensuite, au XVIIIe siècle, le mot « libertin », désigne une personne qui s’affranchit des règles morales et religieuses, notamment en matière amoureuse ( ex : Le marquis de Sade )

 

Dans cette extrait de la préface, Casanova dresse un portrait général de son existence, le tout dans un style simple, honnête.

En effet, il montre dans ce texte que son existence a été dictée par un principe : la recherche du plaisir. Cela fait de lui hédoniste. Nous allons lire ce texte comme un exemple de livre-pensée.

Pour cela, nous étudierons d'abord ce texte comme l'autoportrait d'un libertin, pour ensuite nous pencher sur l'aspect audacieux et provocateur de ce portrait.

 

I/ Portait d'un libertin

 

a) Un homme de passions

- verbe « aimer » qui apparaît le + dans ce texte

- d''autres mots vont dans le même sens : « plaisirs », « passionnément », « exciter », « cultiver mes plaisir »

 

--› Cette recherche des plaisirs et des passions va à l'encontre du discours du XVIIe siècle à ce sujet (passion = mal, négatif ) --› Casanova a besoin de vivre avec passion. Il maîtrise cette recherche.

Il « cultive » les plaisirs. Image du jardinier, il a la mains sur ces passions.

« La force de mes sens ne m'a jamais arracher de mes devoirs »

 

Il a plusieurs passions ;

  • Les femmes : « me sentant né pour le sexe différent du mien « 

  • La nourriture : « bonne table », « mets au haut goût » --› valeur généralisant.

  • Tout ce qui est intéressant. C'est un esprit avide et ouvert : « Tous les objets faits pour exciter la curiosité » --› tout ce qui l'entoure

    tout ce qu'il voit

  • Les rapports sociaux. C'était un courtisan, un homme de Cour : « j'eus des amis qui me firent du bien »

 

--› Casanova place donc le plaisir, le bonheur au cœur de son existence. A ce titre, il s'oppose à l'homme misérable, que décrit Blaise Pascal dans les Pensées.

 

b) La sensualité mise à l'honneur

--› Les sens sont un sujet de réflexion au XVIIIe siècle.

Pour Diderot, ça le passionne.

Le sensualisme --› monde grâce à ses sens, sa sensibilité

( l'homme se fait une idée du monde )

Casanova, lui aussi, accorde beaucoup d'importance à ses sens : « sa principale affaire »

 

- Odorat : « celle que j'aimais sentaient bon », « transpiration » --› « suave » ( = douce, agréable )

 

- Le Goût : « au haut goût », « pâle de macaroni », « Ogliapotrida » --› Le pot-pourri en italien, plat riche, luxueux, « la morue de Terre-Neuve bien gluante » --› allitération en [ r ]

--› prononciation lourde, comme le plat

 

--› Dans ses Mémoires, Casanova insiste sur un aspect de l'existence, trop oublié durant les siècles précédents = l'importance du corps, des sens.

D'une manière générale, il accorde de l'importance à son individualité.

 

c) Une existence intense

On remarque que dans la manière d'écrire, Casanova est déjà dans l'intensité .

Par exemple, les adverbes d'intensifs : « toujours », « jamais »

Déterminants indéfinis de la grande quantité : « Toute ma vie », « Toutes les femmes »

Adverbe de manière : « passionnément », «  avec transport »

Adjectifs intensifs : « au haut goût »

Verbe comme : « exciter »

Noms : « la force de mes sens »

L'emploi du pluriel : « les plaisirs », « mes sens », « les mets », « celles que j'ai aimés »

 

Le libertin, c'est celui qui ose être intensément soi-même.

 

II/ Un texte provocateur

Ce texte a une dimension provocatrice. En donnant l'exemple de sa vie, Casanova va à l'encontre du discours moral établi, qu'il rejette.

 

a) Rejet de la morale religieuses

D'abord, il revendique comme plaisirs deux péchés capitaux :

  • la luxure ( « plus sa transpiration était forte plus elle me semblait suave » ) --› Parallélisme de construction quatuor

  • la gourmandise ( « Ogliapotrida » ) --› excessif

 

Il me rejette pas le corps : Aspect essentiel de son existence.

 

b) Il revendique un modèle d'homme non-héroïque

- Il rejette le modèle du héros chrétien = « noble », « héroïque », « généreux ». --› cela permet de pardonner.

 

Lui se présente comme : « douce nonchalance », « âme calme et pacifique » --› il oublie.

 

Casanova rejette le modèle du chevalier, il le remplace par un comportement face à la vie plus aise à imiter.

 

c) Une honnêteté audacieuse

Il va jusqu'à insérer sous forme de discours indirect libre les propos de ses persécuteurs :

« Quel goût dépravé ! », «  et de ne pas en rougir » --› revendication orgueilleuse de ce qu'il est et un pieds de nez à ses « détestables ennemis »

 

Conclusion : Casanova dans se passage répond presque à la dernière phrase du texte de Montaigne au sens que lui, il va parler de lui en évoquant les libertés qu'il a prise par rapport à la morale de son époque. Il offre aux lecteurs non pas tant un modèle à imiter mais plutôt un exemple d'esprit.

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article