Pascal, génie mathématique, scientifique, membre de la Congrégation janséniste --› catholiques rigoureux, qui pensent que l'homme à un destin prédéterminé ( homme non libre ).
Il était malade, et très pieux.
A la fin de sa vie, on découvrira qu'il était entrain de travailler à un traité philosophique.
Les papiers sur lesquels il notait ses idées --› rassemblés = Les Pensées --› ce n'est pas une œuvre terminé.
Certain papier contenait un mot, un phrase, d'autre complément finie.
Contenu de cette œuvre : livre apologétique ( --› apologie ) = faire l'éloge de quelque chose.
--› Fait l'apologie de la religion. Il décrit aussi la condition humaine comme misérable. Le passage que nous étudieront est consacré à ce que Pascal appelle le divertissement.
Pour Blaise Pascal, le divertissement = toutes les activités auxquelles se livrent les hommes pour ne pas à avoir penser, dans le désœuvrement de l'ennui, à leur condition misérable, parce que faible et mortelle.
Le texte, au niveau de sa forme, se présente comme un essai ( un peu comme ceux de Montaigne ), car Pascal y fait preuve d'une réflexion personnelle ( il écrit à la 1ère personne ), qui emprunte à la fois à la conviction et à la persuasion.
Pascal essai de persuader et convaincre le lecteur de sa vision religieuse de l'homme et du monde : comment s'y prend-il ?
I/ Une pensées à la fois convaincante et persuasive
a) Pascal cherche d'abord à convaincre le lecteur
Convaincre : faire appel à la raison.
Pour cela, il va organiser de manière logique des arguments entre eux. En effet :
- Il organise son propos en paragraphes qui chacun contiennent une idée autonome, qui rapporte un raisonnement général.
- 1er paragraphe --› Constat, les hommes s'agitent dans tous les sens + cause de ce constat : car ils sont malheureux
- 2ème paragraphe --› Pascal détermine la « raison » des malheurs des hommes
- 3ème et 4ème paragraphes --› Il donne des exemples ( exemple du roi, de la chasse, la guerre, le jeu, les femmes )
- 5ème, 6ème et 7ème paragraphes --› développement des arguments
- 8ème paragraphe --› conclusion : le bonheur n'existe pas, il n'est qu'une illusion propre au divertissement.
- Usage important de lieux logiques
- Figure de comparaison, images qui rendent concret les propos abstraits.
Le roi sert d'exemple d'homme.
b) Pascal cherche aussi à le persuader
Persuader : Faire appel aux sentiments du lecteur
- Cherche l'adhésion du lecteur en s'impliquant dans son exposé
« Que je m'y suis mis quelque fois à considérés »
« Quand j'ai pensé de plus prés.. »
Il choisit ses exemples dans le quotidien des hommes : « le jeu », « la conversation des femmes », « la chasse », de cette manière, il touche davantage le lecteur.
« le lièvre » --› apologue --› petit récit dont tirer un enseignement --› l'image de l'homme qui préfère la chasse à la prise et là pour illustrer les hommes qui cherchent à se détourner de leur conditions misérable.
L'écriture de Blaise Pascal --› séduit le lecteur car elle est à la fois fondé sur une logique presque mathématique mais accessible à tout le monde.
Il cherche à nous adhérer à sa vision du monde qui est une vision religieuse.
II/ La question de l'homme dans le texte : une vision pessimiste de la nature humaine
Rappel : Pascal appartient aux Jansénismes. Une congrégation catholique qui a une conception sombre de la nature humaine, inspirée de St Augustin.
Dans ce texte, l'homme est décrit comme misérable.
a) L'homme une créature misérable
( l'homme, manqué par le péché originel --› sa vie terrestre est une punition )
Genève --› l'homme est puni pour avoir été curieux et dort expié durant sa vie terrestre.
--› La vie est une punition
Pour Blaise Pascal : l'homme doit prendre conscience de sa « nature » 8ème paragraphe. Qu'il est « mortel », qu'il est donc malheureux
Pour lui, le bonheur n'existe pas.
« Tout ce que les hommes ont pu inventer ( imagination, illusion ) pour ce rendre heureux »
--› inaccessible
Pascal montre que l'homme est fait de contradictions et qu'il est un être fragile.
Ex : « divers agitations » // « en repos dans une chambre »
Royauté : « le plus beau poste du monde » // « plus malheureux »
« le jeu, la conversation des femmes » // « condition faible et mortel »
Faux bonheur : « félicité languissante » // Vrai malheur
--› L'homme semble être heureux lorsqu'il se divertit, mais en réalité, il est malheureux à cause de sa condition.
b) Une vision du monde rendue sous la forme de l'essai
- Certes, Pascal est un homme très pieux, pour autant, ce texte n'est pas un sermon. C'est bien un essai philosophique où Pascal laisse le lecteur libre de réflexion.
- Pascal met en avant l'acte de réflexion :
« considéré », « j'ai pensé », « j'ai voulu », « j'ai trouvé », « découvrir »
En prenant comme un exemple la figure du roi malheureux, il fait preuve d'une pensée presque révolutionnaire.
--› Pascal est bien un penseur singulier, qui n'hésite pas à remettre en question le monde qui l'entoure.
Conclusion : Dans la lignée de Montaigne, Pascal est un essayiste qui prend pour sujet l'homme et réfléchit à ce qui le définit.
Pour lui être un homme est une expérience négative et vivre un tourment qui nous pousse dans l'illusion du divertissement.
2 solutions pour l'homme : désespéré ou pari de croire en existence de Dieu.
Le « pari » de Pascal : il vaut mieux le pari de croire en Dieu, on ne perd rien.
Mise en perspective : On peut faire le lien et le tableau de Phlippe de Champaigne, « Vanité » ( 1646 )