Si le vivant peut s'expliquer en partie par des facteurs psycho-chimiques, il ne peut s'y réduire. Comment comprendre le vivant ?
I/ Mécanisme, finalisme, vitalisme : la complexité du vivant.
Mécanisme: il est issu de la thèse de l'animal-machine et de la physiologie de Descartes au XVIIe. Le vivant est comparable à une machine, ses éléments en sont les rouages qui concourent au bon fonctionnement du tout. Mais cette analogie entre la machine et l'animal pourrait alors conduire à leur identification et relèverait du réductionnisme.
Finalisme : la thèse cartésienne est utile, mais insuffisante. Elle ne peut rendre compte de la spécificité du vivant: un organisme, lequel présente des caractéristiques précises: reproduction, auto-réparation. Le vivant s'auto-organise. Il y a donc bien là projet, présence de fins, mais sans intention ni délibération.
Vitalisme : il s'agit de recourir force vital distincte de la matière. On peut mentionner Bichat, au XIXe siècle : « la vie est l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort »/. La vie, au sein de la matière interne, est une exception ; c'est pourquoi elle est résistante, jusqu'à être vaincu par l'inerte, la mort.
Notons que Bichat est le père de l'histologie et qu'il participe à la naissance de l'autopsie.
Par ailleurs, le vivant n'est pas une totalité indépendante de son milieu extérieur et s'inscrit dans une histoire.
II/ Le vivant comme histoire
- Qu'est ce que l'évolutionnisme ?
Les espèces vivantes ne sont pas immuables, elles évoluent au cours du temps et dérivent les une des autres. Avec les pensées du XIXe, le vivant a une histoire, voir est une histoire. Il y a là une rupture avec le fixisme ( Cuvier ): les espèces vivantes sont les mêmes que n'ont subi aucune transformation depuis leur création ( rapport avec le créationnisme ).
Pour le naturaliste Darwin, la nature sélectionne ( analogie avec la sélection artificielle des éleveurs et des horticulteurs ) sinon il y aurait trop d'espèces pour la terre, et cela explique la disparition de certaines espèces.
Le mécanisme de la nature travaille sur de petites variations et sélectionne les individus les plus aptes à la survie.
III/ Le créationnisme contemporain
On assiste actuellement à un conflit, notamment aux USA, entre partisans de l'évolutionnisme et partisans du créationnisme, lesquels soutiennent une science de la création. Ce débat a eu une portée politique et éducative : que faut-il enseigner dans les écoles ? Il s'agit au fond d'un débat idéologique, et qui dénature souvent la pensée de Darwin. Disons qu'il nous faut pencher du côté du darwinisme : il est réfutable, et par là même en perpétuelle évolution, comme le montre le développement ultérieur de la science. Le créationnisme est par nature figé et dogmatique. En rappelons que Darwin ne nie pas l'existence de Dieu, simplement et c'est fondamental, il en fait l'économie, consacrant l'autonomie de la science.
Approfondissement sur le vivant
Notion d'épistémologie . Ici, on va réfléchir sur la biologie et son vivant
--› grec XVIII étude de la vie
Il convient d'envisager une réflexion sur l’éthique. Bichard --› « ouvrez quelques cadavres et l'obscurité de la vie se dissipera à la lumière de la mort »
Darwin → naturaliste du XIXème siècle
→ voyage ( beagle )
→ frappé par la diversité des espèces animales → leur complexité
Hypothèse scientifique → origine des espèces 1859
thèse → l'évolutionnisme → changement/histoire
L'homme lui-même est pensée comme tel. Homme comme histoire.
→ perfectibilité
Fixisme → le monde vivant comme créer en même temps
USA → créationnisme
Darwin → Toute les espèces vivantes que nous connaissons sont le résultat d'une histoire. Sont tous issus d'un embryon de vie il y a des millions d'années dans un milieu aquatique. Ce noyau s'est progressivement développé/diversifié/complexité. A donné une multiplicité de ramification et d'espèces que nous connaissons. L'homme de ce point de vue là n'est plus une espèce à part → résultat à ce jour le plus complexe de l'évolution. On dit souvent que l'homme descend du singe → pas tout à fait exacte.
→ descendant commun avec le singe → évolution
Cela à choquer à l'époque, on ne voulait pas l'admettre. Remet en cause la particularité de l'homme.
Freud → 3 coups portés à l'orgueil humain. L'homme n'est pas une espèce à part dans le monde animal.
Ce qui fait que les espèces évoluent et qu'il n'y a pas trop d'espèce sur Terre → principe de la lutte pour la vie. En s'adaptant à la nature, en dominant d'autre espèce, il va y avoir domination et naissance d'une nouvelle espèce.
Ex de la girafe.
Lamarck ( précurseur de Darwin, la girafe a survécu en s'adaptant à son milieu, elle a allonger son coup pour se nourrir ).
Darwin → girafe petit cou ( disparu, pas adapté à leur milieu)
→ girafe long cou ( survécu )
Dans le cours de l'histoire, on remarque une récupération de l'évolutionnisme.
Il s'agit à partir de la sélection naturel de Darwin d'effectuer une sélection artificielle appliquée par l'humanité. On peut dès XXème siècle. Cousin de Darwin → Galtan
L'eugénisme → la bonne naissance.
Pratique qui consiste a trier/sélectionner/discriminer entre des individus qui ont des qualités → se reproduire et des individus qui manquent de ses qualités → éliminer / éviter qu'ils se reproduisent.
Apothéose avec la nazisme.
Année 70 → à travers une réflexion ethnique → nouvelle eugénisme → pas un eugénisme d'Etat mais une sorte d'eugénisme individuelle/libérale
Au niveau de la reproduction, d'une possibilité d'eugénisme.
Ce nouvelle eugénisme ( artificielle ) permit par les technologies moderne ( PMA ) pose le problème du fantasme de l'enfant parfait.
Une réflexion ethnique doit savoir faire la différence entre le fantasme d'un enfant.