Approche existentielle qui se distingue d'une approche épistémologie
→ discours qui réfléchit sur les sciences et ses objets.
Ainsi, la physique est une science qui a pour objet la nature ou la matière et qui cherche à mettre à jour ses lois. Tandis que la science de l'esprit a pour objet l'homme qui n'est pas strictement soumis aux lois de la nature. Cf Cours connaissance / libre-arbitre
Deux conception contraires :
- Une conception moniste matérialiste ( voir Epicure )
Épicure → esprit et matière, composé d'atomes, ce que l'on ne peut couper, pensé matérialiste ( tout est matière ) . Esprit / matière même nature → monisme
Si l'esprit n'est que le cerveau, rien m'interdit de programmer un robot à cerveau humain qui pourrait reproduire non seulement les pensées mais aussi les émotions.
Texte de Démocrate p378.
L'esprit est ainsi, comme le corps, composé d'atomes. (Une finalité pratique:ne pas craindre la mort)
Cette conception moniste se retrouve décalée, dans l'époque contemporaine.
Déjà, les matérialistes du XVIIIème : l'esprit produit des pensées comme le foie secrète la bile. Au XXème le siècle le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux écrit l'homme neuronal. Le cerveau est-il un simple jeu neuronal complexe. Plus d'esprit qu'un cerveau.
On a pu ainsi comparer le cerveau à un ordinateur perfectionné, qui fonctionne par traitement d'informations dont l'esprit serait programme. Les états mentant renvoient à des processus neuronaux. Ryle ( texte p.390 ) dit que l'on peut faire l'économie de l'esprit, « fantôme » dans la machine.
Cela nous rappelle la thèse cartésienne de « l'animal machine », au XVIIème. Seulement l'homme n'est pas pur animal. Ne faut-il pas se méfier de ce qui revient à un réductionnisme ?
- Une conception dualiste, ainsi celle de Descartes
Descartes fait une expérience devenu célèbre → expérience du morceau de cire qu'il approche d'une flamme qui va se modifier et sentir. Reste dans l'espace ( étendue ).
Corps et esprit → union avec l'homme. → Expérience influence du corps sur l'esprit
Descartes conçoit l'homme comme une machine. L'esprit-ou l'âme- a pour essence la pensée. ( Rappel du cogito ).
Le corps s'en distingue par une essence autre: l'étendue. C'est la propriété essentielle des corps d'être situés dans l'espace et d'en occuper une partie. Il y a cependant union de l'âme et du corps. ( Contre Platon, qui pense que l'âme est logée dans le corps « comme un pilote dans son navire » ). Le corps machine peut-être dirigé par la volonté, origine de la liberté de choix. Inversement, le corps peut agir sur l'âme: c'est le phénomène des passions. Descartes établit une relation dynamique entre une mécanique corporelle et une liberté de l'esprit (dont l'union est par ailleurs confusément pensée ).
Rappelons que l'esprit peut-être considéré comme supérieur à la matière. Et selon Platon, le corps est le tombeau de l'âme. Socrate, qui recherche la vérité, est heureux de mourir. Par ailleurs, Hegel voit dans l'esprit un principe humain dont la destination est de déployer sa nature- la liberté; le principe de la matière étant la nécessité.
Vers une troisième approche :
- Une approche phénoménologie
Mon corps n'est pas un simple corps inerte, ni même un corps vivant, c'est un corps vécu. Ainsi le corps se donne avec la personne. « On ne peut penser la personne sans son corps dira Freud ». Le moi est avant tout un moi corporel.
Lorsque je rencontre autrui, il se montre en personne. J'ai affaire à un corps vécu, qui peut seul entrer, parler, avoir des relations avec autrui. Le corps vécu se distingue d'un corps qui est délibérément mais artificiellement chose, par exemple dans l'acte opératoire chirurgical → corps machine.
Le corps vécu est une liaison intime corps esprit. La conscience s'inscrit dans un corps lequel nous fait être au monde. Le corps individualise, il donne une identité physique, voir singulière au sujet pensant ; il contribue par là à la valeur de la personne: un sujet digne de respect. On ne peut donc traiter les sujets humains comme des choses ( voir maltraitances physiques, esclavage ).
Nous sommes ainsi renvoyés à la dignité de l'homme et à sa liberté.