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croyance ≠ science foi ≠ l'athéisme polythéisme ≠ monothéisme espoir --› perdurance hors du temps Crainte de la mort ( Paradis ) Être rassuré, point de repère Conscience de la finitude Principe contre l'absurdité de l'existence immortalité de l'âme orientation de la conduite, nous avons des devoirs, issus de règles Cela en remet-il pas en cause notre liberté ? |
Religion --› communauté, enfermement, communautarisme Chiite/sunnite Déisme --› croyance en une réalité supérieur Agnostique --› Doctrine ou attitude philosophique qui considère l'absolu inaccessible à l'intelligence humaine Es-ce Dieu qui a créer l'homme ou l'inverse ? Dieu le père infantilisme ? |
La religion est un phénomène qui relève de la culture, l'animal n'a pas de religion, c'est le propre de l'humain.
Il n'y a pas de culture humaine sans religion. En admettant qu'une culture/société est areligieuse, il y a du religieux dans son histoire ou dans son passé. D'une part, la religion est dans une culture plus ou moins prédominante et il y a diversité des religions ( polythéisme, monothéisme ).
--› judaïsme, christianisme, islam
Rappelons qu'au sein du monothéisme, il y a un point commun: la transcendance du divin. Lorsqu'il y a “divinité”, la religion affirme une distance entre le divin et l'humain tout en réduisant cet écart. En effet, la religion veut dire ce qui relie l'homme et le devin. C'est une relation vertical. C'est aussi ce qui rassemble certains hommes entre eux. C'est une relation horizontale. Disons enfin que le religion met en place certaines thèses/dogmes sur le divin ainsi que certaines règles de conduite, des pratiques qu'elle soit individuelle ou collective. Réflexion sur notre temps, notre modernité
--› Nietzsche, Le Gai Savoir ( 1882 )
Dans ce texte, il y a 2 parties et 3 idées.
D'abord, Nietzsche envisage son époque historiquement remarquable parce qu'il l'appelle la “mort de Dieu”. Il est pleinement conscience de la contradiction. Il veut donc signifier que c'est l'idée de Dieu, son impact dans l'esprit des hommes qui commence à s'effriter. Il ne faut donc pas comprendre l'expression” Dieu est mort” comme pourrait penser des esprits peu subtile. Et ce qui intéresse Nietzsche, c'est la conséquence pratique de cela, c'est la disparition de valeur morale, chrétienne jusqu'à là prédominante. Ce que Nietzsche a en vue c'est d'abord que la religion en général oriente notre vie mais ce qui l’intéresse dans la religion chrétienne c'est que pour lui, c'est une religion/morale de la souffrance, il faut se dévaloriser pour trouver le salut.
Pour un chrétien, la vraie vie est ailleurs.
Dans le judaïsme, il n'y pas d'au-delà, d'immortalité de l'âme. Ce qui compte c'est maintenant.
La 3ème idée du texte, concerne son contexte, il s'agit d'un texte écrit fin XIXème.
Nietzsche dresse un état des lieux et évoque une disposition d'esprit mais qui conformément à son élitisme, cela ne concerne que des individus extraordinaires et non la multitude ordinaire le troupeau, le bétail.
Nous nous inscrivons dans le prolongement de ce que dit Nietzsche. La religion chrétienne décline.
Niezsche appartient à ce qu'on appelle les “pensées du soupçon”.
On peut citer durant le même siècle Marx--› “ La religion est l'opium du peuple”. La réalité selon Marx, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Réalité trop dure et c'est pourquoi les hommes la masquent par l'illusion religieuse. On accepte la réalité parce qu'au fond la vraie vie est ailleurs. Cela détourne le peuple des véritables problèmes en abrutissant les esprits et embellissant la réalité. Il faut donc abolir cette illusion religieuse et s'attaquer à la réalité c'est à dire à l'exploitation/domination.
Freud --› L'avenir d'une illusion --› pessimisme sur l'avenir du monde de la civilisation
L'homme se réfugie derrière la religion. Pour lui, la religion c'est de l'infantilisme. Car il y a dans la religion une sorte de protection.
Dieu --› Figure du Père --› aimant
--› contraint
La communauté religieuse --› famille
On refuse à travers la religion de se prendre en charge.
Avec Nietzsche, on assiste à l’effondrement de certaines valeurs, de points de repères, de certaines règles de conduite, de discernement du bien et du mal. Si Dieu n'existe pas tout est permis --› Dostoienski
Niezsche --› Nihilisme --› il y a plus de valeur, on ne croit en rien, plus de repère?
On pourrait voir dans la mort de Dieu, une émancipation, un doute qui serait libérateur.
L'homme du XXème / XXIème --› il n'y a plus rien, doit se prendre en charge, doit donner un sens à sa vie par lui-même.
Ce n'est pas un hasard que surgisse après cela des philosophies existentialistes ( Sartre ) --› l'homme responsable de lui-même. La liberté est un fardeau.
Notons aussi qu'avec le déclin du religieux, on assiste à la montée de l'individualisme, au détriment de la collectivité, voir du sens commun.
C'est la une idée que met en avant un sociologue ( science de l'homme ) --› Durheim
Analyse la religion comme un phénomène social.
Elle repose sur 2 critères --› sacrée, communauté ( ekklésia ).
La religion renforce la cohésion social ( Durkheim ).
Ces 2 critères cependant, aussi pertinent soit-ils ne rendent pas compte de ce qu'on peut appeler l'expérience religieuse --› Peut faire référence à la croyance ou encore à la foi.
Croire que c'est donner son assentiment d'une pensée qu'il n'est pas certaine, qu'il n'a pas été démontrée/prouvée.
Dire je crois que manifeste une sorte d'opinion qu'on reconnaît comme subjective et on admet pouvoir se tromper. Cela se distingue, de croire en ( ex: Dieu ), cela peut relever de naïveté, crédulité, je reproduit positivement des pensées. Mais croire en, c'est aussi avoir la foi lorsque cela renvoie à une adhésion intime qui relève d'une certaine confiance et d'une certaine manière, la foi exclue le doute.
Certe, le doute, la raison, ont combattu dans l'histoire la religion c'est surtout les institutions religieuses et leurs abus de pouvoir car que peut la raison contre la foi. La raison ne peut rien contre la foi mais elle peut, peut être, être quelque chose pour elle. Ainsi dans l'histoire, on a pu émettre les preuves que l'existence de l'existence de Dieu, on a essayer de montrer que Dieu existait par le raisonnement, on a voulu faire de Dieu, un objet de science.
On a voulu faire de la métaphysique une science.
( au-delà ) ( nature )
Titre d'un ouvrage: “La métaphysique “ d'Aristote.
Au XVIII siècle, la métaphysique était divisée en 3 branches:
la cosmologie ( du commencement et de la fin du monde )
la psychologie --› l'âme ( l'âme est-elle immortelle ou non ? )
Épicure --› l'âme périt avec le corps, elle est composée d'atomes
Platon --› le corps nous détourne du vrai ( l'âme subsiste et contemple la vérité )
la théologie ( Dieu ) --› existence de Dieu
Ainsi le monde, l'âme et Dieu sont les 3 objets d'une métaphysique qui se veut rationnel, on veut traiter ces objets par la raison et non par la croyance. C'est ainsi qu'on a voulu résoudre le problème de Dieu à travers des preuves de deux sortes.
Il y a d'abord, ce qu'on appelle la preuve ontologique. ( l'être des choses )
Comme son nom l'indique va raisonner à partir de l'être de Dieu. Dieu est un être absolument parfait. Ne pas exister est une imperfection. Dieu existe nécessaire. On voit que cette preuve n'en est pas une car sinon il serait impossible d'être athée mais elle révèle la tendance de l'homme à travers la raison à vouloir s'aventurer dans tous les domaines et y trouver une solution. Finalement, on fait l'expérience d'une raison humaine qui est limitée. Il y a dans l'histoire une seconde preuve, les effets. On ne part plus de Dieu mais de la création. Chaque chose est l'effet d'une cause antérieur qui elle-même est l'effet d'une cause antérieur et ainsi de suite. De là l'idée que à partir de cette enchaînement de cause et effet qui n'en finit pas, il doit y avoir une cause première, transcendante, cause d'elle-même et cause de toute chose: Dieu à créé le monde. On ne peut pas prouver son inexistence. Cela reste problématique. ( pour la raison ).
En conclusion, on peut dire que la raison ne peut rien contre la foi ni pour elle. Il s'agit là de 2 domaines différents, de 2 modes d'être au monde, l'ordre du sentiment, d'une vérité intuitif, de la raison et finalement aucun des 2 domaines ne devraient anéantir l'autre.
Pascal --› “ c'est le cœur qui sent Dieu non la raison”
“ le cœur a ses raisons que la raison ignore”.
Chez Pascal, il y a l'idée qu'on peut très bien utiliser la raison dans la science et le sentiment dans le religieux. C'est pour cela que un scientifique peut bien être croyant.
Transition --› Il a été question d'une confrontation entre la croyance et le savoir, le cœur et la raison. Quand n'est-il alors de la question du savoir/raison ?