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Le Récit bref Partie 2

 II/ La diversité du récit: approche historique et variété générique

A) Antiquité et Moyen Age

1) L'apport à la rhétorique

Rhétorique antique:

  • Narratio: discours judiciaire (après exorde): exposition des faits (récit bref). Selon Cicéron, exposé des faits doit être bref et clair (persuasion)

  • Exemplum (vise à persuader). Récit simple: modèle / comportement

 

2) Parabole évangélique

Ex: Évangile Selon Luc. Apologue: «Le Grand souper». Paradis: fonctionnement paradoxale. Ceux qui ne pensez pas y aller. Vanité: mettre de côté. Enseignement figuré. Narrateur: Jésus qui incite à croire et à se réjouir de l'existence de Dieu. Contenu théologique complexe.

 

3) Contes / Fables

Aspect oral. Mise à l'écrit postérieur. Contes: récit bref, merveilleux. Étudié par Propp (1928). Quête héros: adjuvants/opposants. Situation initiale et péripéties: opposants. Valeur fixe: l'ordre. Conte XVIIIe. Maupassant: Conte de la Bécasse. Contes fantastiques: ancrage réaliste + éléments surnaturels. Todorof: L'Etrange (événements qui paraissent surnaturels mais ne le sont pas), le Fantastique (on ne sait pas) et le Merveilleux (il y a du surnaturel). Renaissance XVII: Tradition indienne de la fable. Traduction arabe: Pilpay.

 

4) Formes narratives brèves

Moyen Age: récits tradition de l'exemplum. Idée d'exemplarité: modèle de comportement à adopter. Les lois XIIs: Marie de France. Fabliaux: récits courts, comique populaire.

 

B) Renaissance / Période classique

Nouvelle: Cervantes (Récits enchâssants) + M. de Narval (L'Heptaméron: nouvelles comiques / grivois. Histoire tragique (guerre de religion)). Interrogation sur le comportement des hommes. XVIIe: Distinction roman/ nouvelle. Renouveau forme romanesque. Roman baroque/précieux: l'Astrée, Clélie: 5 parties de 12 livres. Histoire enchâssé, récit à tiroir, beaucoup de personne. Classicisme: Princesse de Clèves en 1678. Roman classique: va être désigné comme nouvelle. Nouvelle galante. Récit plus vraisemblable.

 

C) Modernité à partir du XIXe

1) La nouvelle

Forme littéraire avec une influence grâce à la presse qui se développe au XIXe. Pas de distinction avec la forme de la chronique. Récit court avec dimension orale. Nouvelle: Lecteur adulte différent du conte. Un seul événement et une donnée spatio-temporel réduit. Personnages peu nombreux, schématiques. Chute. Maupassant. Récits d'abord publié dans les journaux. Nouvelle: se nourrit du fait divers. Forme de vérité / vraisemblance. Frappe par sa variété. Concentration des effets / intensité. Conçu autour d'une crise. Terminologies vagues.

 

2) Poèmes en prose

A.Bertrand, «Un rêve». Comparable à Michaux: décalage rêve/rythme/juxtaposition. Dimension onirique: visions juxtaposés. Très visuel, spatial et temporel. Récit bref: emploi de l'imparfait/passé simple. 1ère personne: oralité. Narrateur: protagoniste du récit. Récit littéraire: Marguerite de Faust. Proche du cauchemar. Réf de la mirt: Roman gothique «Le Moine». Dimension poétique: rythme très travaillé, répétition, jeu ponctuation «ce furent» (anaphore), alternance phrases courtes/longues. Images très visuelles. Opposition noir / blanc, obscurité/lumière. Cf Illumination Rimbaud. Poème en prose pas forcément.

 

D) Récit bref au XXe: micro-fiction (média)

Félix Fénéon (critique d'art collectionneur), Nouvelles en 3 lignes (publié Le Matin 1905-1906). Recueil posthume. Anarchiste accusé d'attentat (s'en sort grâce à son oralité). Sarcasme. Énoncé percutant, frappant, spirituel. Micro-fiction: contrainte formel. Recueil Régis Jauffret. XXe: Web/Nouvelle techno: micro récit par ces modes de diffusion.Cahier virtuel: Les formes brèves sans la littérature web.

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