Eklablog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Cours 2

La religion n'est-elle qu'une illusion

- Religion: Ensemble des faits sociaux ritualisés, tourné vers une dimension surnaturelle ou métaphysique (principe absolu/premier qui serait cause de toute chose, être suprême auquel l'homme doit se relier pour accomplir pleinement sa vie ). 2 étymologies de la religion:

  • religarer (relier les individus les uns aux autres) --› dimension sociale (relation horizontale)

  • relegere (recueillir/lire avec attention) --› relier l'homme à Dieu (relation verticale)

Ont une certaine pratique, adopte des rites pour être relier à Dieu.

- Illusion: Cf Miiler-Lyer. L'apparence passe pour la réalité. Elle est trompeuse. On croit voir quelque chose mais elle n'existe pas comme je le perçois (ex: miracle). Le propre de l'illusion est de persister alors que je comprend qu'il s'agit d'une illusion. L'illusion n'est pas fausse, elle n'est pas réfutable/impossible. Différent de l'erreur --› disparaît dès qu'elle est corrigé. L'illusion persiste à sa réfutation. Je dois faire un effort sur ce qu'il me suggère. Selon Freud dans Avenir d'une illusion, l'illusion est liée au désir. Croire à ses désirs malgré les démentis de la réalité. «Nous appelons illusion, une croyance quand dans la motivation de celle-ci, la réalisation d'un désir est prévalente et nous ne tenons pas compte ce faisant des rapports de cette croyance à cette réalité».

- Pour Freud, la croyance en un être suprême --› désir inconscient --› désir de protection

Rôle de la religion: consolation face à la dureté de la vie. L'homme est écrasé par la nature, menacé par la nature, voué à la mort, difficulté de vivre avec les autres, dans son rapport aux autres.

Cf Malaise dans la culture: 3 fonctions dans la religion: exorciser force de la nature, réconcilier avec la cruauté du destin et dédommager des souffrances imposés par la vie en commun.

La religion pour Freud est une illusion du désir de protection lié à l'angoisse de l'enfance. Elle a un fondement phobique et une essence pathologique.

 

Problème --› Spontanément, la religion n'est qu'une religion. La religion développe toute une mythologie avec une explication irrationnel, surnaturel s'oppose à la science. La tentation est grande à mettre la religion dans la superstition, d'en faire une illusion, un désir, infantile de consolation. En effet, on peut affirmer que la croyance religieuse n'est pas dénué de toute fondement et étrangère à la raison. Il est absurde d'être scientifique et croyant (ex: Pascal). On peut aussi soutenir que la religion est essentiellement un phénomène social qui entraîne des contraintes d'ordre morale qui signifie que la religion développe une sociabilité, une responsabilité de l'individu. La religion est moins une affaire de croyance que le comportement de pratique. Il faut se tourné vers la sociologie, l'histoire pour étudier la religion. Cf Raddcliffe Brown, Religion et Société

«Pour étudier une religion, on doit étudier plutôt les rites que les croyances»

 

I/ La religion comme illusion qui infantilise

Elle empêche l'autonomie de la pensée dans la mesure où elle réclame de nous une soumission au dogme c'est à dire à des vérités établies par des institutions. A l'inverse, l'autonomie de la raison, nous éloigne de l'imaginaire, nous conduit vers la science, sagesse, lucidité. Accepter les vérités qu'on peut démontrer par soi-même. L'autonomie de la raison aurait tendance à être athée mais...

Ex: Sage Epicurien (différent de athée) --› celui qui dénonce, ne croit ni au fantôme, ni à la métempsychose, ni à l'immortalité de l'âme ni au destin.

Cf Epicure, Lettre à Ménécée: Pour Epicure, la religion repose sur la crainte et l'espoir --› de la mort et/ou de la force naturel invisible /divine. Évidemment défavorable --› Dieu les punit, châtiment. //// Événement favorable --› bénédiction . La religion fabrique des superstitions. Le sage --› se libère de la superstition / crainte. Dieu n'existe pas comme nous les représentons --› comme des êtres qui viennent pour nous punir ou récompenser. Il déconstruit les superstitions --› religion populaire (celle qui projette sur les dieux tout nos désirs) --› religion des savants (stoïciens) --› il y aurait quelque chose comme un esprit divin qui serait à l'origine de l'ordre du monde --› rationnel --› nécessité qui obéit à la raison au destin/fatalité (de ce qui arrive). Fatalité différent du déterminisme --› relation causes/effets, les mêmes causes produisent les mêmes effets --› rend possible prévision.

Points communs: Les 2 conceptions détruisent l'idée de liberté surtout la conception des stoïciens --› contingent. Inversement, il reconnaît qu'il y a de la contingence qui va critiquer les pratiques divinatoires. Il faut du déterminisme pour que la liberté ne soit pas impuissante car on ne peut régir dans le monde car les événements se refont par pure hasard. Vertu du sage --› prudence (suppose connaissance du monde (physique) et raisonnement droit (logique)) --› intelligence

 

Conclusion --› Toute religion condamnable dès qu'elle empêche la vertu qu'est la prudence. Dès qu'elle suppose que les hommes n'ont pas de liberté. Dès qu'elle engendre des craintes. Pour éviter toute forme d’idolâtrie, il faut conclure que les Dieux sont loin de nous, loin de nos affaires dont ils ne s'occupent pas. Cf Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel

Religion --› empêche l'émancipation social (Marx). Elle fait le lit de la tyrannie ( Marquis de Sade )

Opium --› drogue --› pharmakos ( Religion --› remède et poison ), hallucinogène, torpeur

Elle permet de protester contre la détresse social des hommes, dénoncer un monde sans cœur.

Sources de révolte. Christianisme --› proteste contre l'exploitation. Engels --› Rappel que les paysans allemands utilisent la religion pour faire des révoltes. Religion endormie, fait rêver, rempli les hommes d'illusion. Nous endorme sur les causes. La dénonciation de la religion --› sans effet/illusoire. Au lieu d'amener les hommes à transformer le monde, établir la solidarité, la religion préfère se contenter de la charité, lutter contre causes inégales. Elle peut rétablir l'ordre ou bien l'affranchir. Marx ne cherche pas à faire disparaître la religion mais cherche à faire disparaître une situation qui a besoin d'illusion-› une mystification (son bonheur sera accomplie dans l'au-delà). Simon Weil (le philosophe) -› «la religion en tant que source de consolation est un obstacle à la vrai foi; en ce sens l'athéisme est une purification». Tout XVIIIe siècle, religion --› source de suspension

E. Cassirer, La philosophie des Lumières. Il y a 2 époques au XVIII

  • Première partie: distinction religion et Église ( sera condamner )

    --› religion naturelles ( théisme/déisme) --›on retient l'existence de Dieu, immortalité de l'âme, on s'abstient de toute forme de culte

  • Deuxième partie : distinction religion et Église mais les deux sont condamner

Résumé par Bentam : « Religion : représentation superstitieuse »

 

Transition: Méconnaît l'essor de la religion qui est le ciment le plus subtile et le plus profond de la société. La dénonciation religieuse comme illusion repose elle-même sur une illusion que des états laïques et la science mettront un terme à toute les croyances.

 

II/ La religion est un fait social

--› s'accompagne de valeurs morales/principes ethniques qui tendent à accroître la responsabilité individuelle. Rôle moralisateur de la religion. Cf Emile Durkheim, Les Formes élémentaires de la vie religieuse

Suppose un ensemble de thèses qui sont objets de croyance et qui concerne Dieu, les divinités et qui constituent un dogme. Ensemble de règles individuelles et collectives où les individus pratiquent des rites --› culte. Une communauté d'homme partageant des croyances et des pratiques ce qui permet à chacun une reconnaissance et confère une identité. «Eglise» --› ekklesia --› assemblée/communauté

Société où les membres sont unis par leurs croyances/pratiques identiques. Faire de la religion un fait social-›précède et détermine les individus. L'appartenance à un groupe social précède l'adhésion et la pratique. Ex: Religion de ses parents. Déterminisme social--› croyance/comportement. Je crois en Dieu pas par la foi mais parce que j’appartiens à un groupe qui m'amène à croire.

Ne contredit pas l'idée de sacrée voir l'idée d'une transcendance.

Les croyances religieuses --› pure alibi. Non par conviction mais comme lien entre les individus. Religion-Société --› Division. Solidarité --› valeurs communes qui permet de rassembler les hommes

CF Marquis de Sade: On ne peut le réduire aux seuls besoins spécifiques, différent de la superstition. A donner lieu a un discours rationnel --› la théologie.

 

III/ Foi et Raison

Théologie --› Étude de la parole de Dieu

Théologie rationnelle --› Dire de la raison sur Dieu. La théologie est la rationalisation du sentiment de la foi. Elle développe des arguments en faveur de l'existence de Dieu qui se ramène à 3 avant Kant: l'argument ontologique: prouvé l'existence de Dieu à partir de son essence

Dieu à toute les perfections --› existence/qualité. Dieu existe nécessairement.

  • l'argument cosmologique: part de l'existence empirique (expérience) du monde pour remonter par la régression des causes et effets à la cause originaire, première --› Dieu

  • l'argument physico-téléologique (télos: fin): part de l'existence d'une finalité dans le monde pour conclure que l'ordre suppose une cause bienveillante/intelligente en la personne de Dieu

Arguments pas vraiment des preuves. Si on se tient à la logique, ne valent rien.

 

Cf Pensées de Pascal --› religieux, fervent catholique / mathématicien/physicien

Artistote --› théologie ( --› différent de religion / différent de croyance ) = philosophie

La science ne peut pas tout prouver: si et seulement si il y a démonstrations/preuves. Or il y a démonstration (raison) si et seulement si il y a intuition (cœur). La science suppose des démonstrations, elle établi des vérités. Toute démonstration suppose intuition. Il existe des vérités premières indémontrables que servent pourtant de principes aux démonstrations c'est à dire qu'on ne peut saisir que par intuition (cœur).

 

Pascal sépare le cœur et la raison.

--›intuition--› saisi immédiate d'une réalité qui ne passe pas par la raison/médiation

Premiers principes --› logique. Connu par intuition et non par démonstration

Ex-› Principe de non-contradiction. 2 propositions contradictoire ne peuvent pas être vrai ensemble. Si l'une est vraie, l'autre est fausse. Important à démontrer --› faut l'accepter. Principe de démonstration -› non démontrer. Géométrie -› demande à admettre des propositions sans démontrer --› premiers principes --› démonstration --› Axiomes et postulats ( positions indémontrable ), point de départ de toute démonstration. On ne demande qu'à admettre Cf Euclide, Les éléments

Les mathématiques/sciences ne démontrent pas tout. Aucun savoir n'est parfaitement abouti.

Pour les pyrrhoniens (philosophe sceptique --› impossible à l'esprit de sortir de la réalité, doute de tout), toute connaissance repose sur des principes indémontrable, tout connaissance est incertaine.

Pascal admet qu'il y a des premiers principes indémontrés. Refuse les conséquences. Si on arrive pas à tout prouvé, cela ne veut pas dire que notre connaissance est incertaine --› mais que notre raison est limité. Aucune science ne peut être traité dans un ordre absolument accomplie.

Le cœur sans les premiers principes dont la raison déduit les conséquences. Absurde de demander des preuves des premiers principes --› indémontrables. Absurde de vouloir sentir les conclusions.

Autre conséquence --› supériorité du cœur ( peut saisir la réalité ) sur la raison --› incapable

Pascal chrétien humilie la raison --› incapable de comprendre les vérités de la religion --› sauvegardé la pureté de la foi ( les preuves de l'existence de Dieu limités ). Le Pascal savant, mathématicien/physicien sépare la foi de la raison pour sauvegarder l'indépendance de la science. Il y a des excès chez Pascal à éviter --› admettre que la raison et exclure la raison

Foi --› “C'est le cœur qui sent Dieu et non la raison. Voilà ce qu'est la foi. Dieu sensible au cœur non à la raison”. Pascal, Pensées 

 

Religion --› illusion lié au besoin (désir de protection). La religion est essentiellement un fait social, une fonction morale et politique (exemplarité). Répondant à un besoin spirituel en quête de sens, irréductible à une simple illusion. A su rationalisé le sens de la foi.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article