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Comment, à travers le personnage d'Oedipe, les deux oeuvres interrogent-elles la nature humaine ?( Place de l'homme ? La condition humaine ? L'individu ? Les limites de la nature humaine ? )

Introduction

L'idée qu'un homme soit lui-même, un individu, un homme autonome, c'est une idée très récente du siècle des Lumières ( XVIII ) et cette idée là va être remis en cause, battue en brèche car au XIXe siècle, l'individu n'existe pas avec la notion de déterminisme ( social et génétique ), XXème siècle avec la psychanalyse ( qui émet l'idée que l'individu en fait pas ce qu'il veut mais que ce sont les forces de son inconscient qui le font agir malgré lui ).

Ce qui es sur c'est que l'idée qu'un homme soit lui-même n'est pas une idée évidente et chacune de ces œuvres à sa manière va être remise en cause à travers le destin du personnage d'Oedipe qui donne à voir un héros qui en maîtrise pas ce qui lui arrive. ( point commun )

Nuance --› Sophocle nous montre un individu qui essaie de se créer tandis que Pasolini nous montre un individu qui se défait.

 

I/ Quel homme représente Oedipe

Chez Sophocle, Oedipe se définit d'abord comme le découvreur d'énigme. C'est celui qui fait appelle au logos, sa raison pour agir/aider son peuple.

Dans la tragédie de Sophocle, contrairement à celui d'Eschyle, il y a beaucoup moins de place accordé au choeur, il y a beaucoup plus de place aux monologues des personnages.

Cela est reliée au fait qu'à ce moment de l'histoire, les citoyens athéniens étaient engagé dans un processus démocratique où ils commençaient à avoir une voix qui compte dans la cité. Ca se retranscrit dans la tragédie de Sophocle.

Oedipe est aussi celui qui accepte certe le châtiment des dieux mais il s'inflige une blessure que les dieux n'ont pas décidé --› acte libre.

Oedipe représente donc dans le monde grec quelqu'un/un individu qui essaye de s'affranchir des dieux.

Chez Pasolini, Oedipe qui se ménage un espace de liberté en transgressant les règles établies:

  • Séquence du jeu de palet: faux raccord ( transgression des règles cinématographiques )

+ tricherie

  • L'inceste consenti, volontaire: ≠ tabou moral de l'inceste

Chez Pasolini, le refus constant qu'à Oedipe de se connaître --› une liberté qu'il s'octroie.

On a donc chez Sophocle, un homme qui essai de se libérer du poids des dieux en devenant lui-même.

Tandis que chez Pasolini, on a un Oedipe qui refuse et qui fuit toute identité trop fixe.

 

II/ La déconstruction du personnage d'Oedipe

Chez Sophocle, au début, on a un homme qui est fait, il a une famille, une fonction politique et une caractérisation --› découvreur d'énigme.

Plus on avance dans la pièce, au fur et à mesure de l'apparition des oracles, il va se défaire de tout ce qui le constitue, il va même se tromper sur tout ce que constitue les autres personnages.

A la fin, dans la Cité, il a perdu sa place, tout ce qu'il avait, il a dû se défaire.

 

Chez Pasolini, on voit un Oedipe qui pleure, il erre, se mord la main d'angoisse et une caméra qui le montre perdu dans un paysage désertique, perdu dans la foule et sur un chemin sans direction.

La construction général du film, prologue ( montrant l'enfance ), partie central montrant le mythe en lui même puis l'épilogue, Oedipe dans un monde contemporain.

La Partie centrale peut être comme un rêve par lequel l'individu s'échappe d'une identité trop rigide.

 

III/ Comment retrouver son identité

L'identité = Une vue de l'esprit

Et les deux Oedipes dans ces œuvres, perdent la leur.

Une fois cette identité première perdue, que font les 2 Oedipes ?

 

Chez Sophocle, le dénouement = la catharsis, purification des passions.

Oedipe n'est plus rien, il a représenter la collectivité en se sacrifiant pour sa ville.

 

Chez Pasolini, l'épilogue de film nous montre un éclatement de l'individu = il passe du posture à une autre pour ne pas se figer.

Pasolini lui-même en tant qu'artiste refusait de se sclérosé en restant figé dans une identité, fait de contradiction, à la fois fasciné par Marx ou par le Christ.

 

Conclusion: La nature telle qu'elle est représentée dans ces deux œuvres est donc changeante, toujours prise dans un double mouvement paradoxale, de construction et de déconstruction.

 

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