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La Fontaine (1621-1695) perd sa mère en 1641. Il fait des études de droit, fréquente les Salons littéraires (Lafayette) et connait la poésie de Malherbe. Il va lire Virgile, l'Astrée. Il perd sa mère en 1641. Il fait des études de droit, fréquente les Salons littéraires (Lafayette) et connait la poésie de Malherbe. Il se marie. A des dettes de jeu. Il a Fouquet comme protecteur (rôle politique important) qui sera en disgrâce. Il ne sera jamais cautionné par Louis XIV. Pauvre, il s'exile. Emploi de gentilhomme. Écrit des Contes: censuré. Fait partie de la Société Mondaine. Publie en 1668 son 1er recueil des fables. Récit bref. Variété esthétique. Présent au Salon de Mme de La Sablière (avec qui il deviendra ami). Querelle des Anciens/Modernes (postérieur à ses 6 premiers livres). En 1678: 2ème recueil (Livre VII à VIII). En 1679: 3ème recueil (Livre IX à XI). Élu à l'Académie Française. Cible de critiques. En 1692 se tourne vers Dieu et en 1693: Livre XII.

 

I/ La publication des fables et leurs inspections générales

A) Le 1er recueil.

Privilège à Barbin en 1667: 1er recueil mis en verre. Publié en 1668. (Cf p13)

Illustré: aspect ludique de la fable, d'abord pour les enfants. Discours imagé. C'est un apologue (comme la parabole, conte philosophique, utopie): récit bref qui contient une morale. L'apologue peut être lu à plusieurs niveaux: Sens littéral / Sens allégorique. Dimension symbolique. Personnages types: qui incarne un caractère, une qualité ou un défaut. Se veut accessible. Revendique une valeur littéraire. Moral qui justifie la fonction. Valeur d'utilité et valeur stylistique: en vers. Une partie de la valeur des fables n'est pas seulement littéraire. Ne se sépare de son utilité morale. Fable: doit plaire et instruire. Pour fils du roi: Dauphin. Tradition pour l'éducation du roi. Ambition pas que littéraire, philosophique, mais peut avoir une portée idéologique et politique. Es-ce que les fables ont chacune leurs autonomies ? Répétition formes courtes mais différents. Morale pas toujours explicite. Oeuvre ouverte. Le 2ème recueil (pour Mme de Montespan). Sources: Pilpay. Volonté de variété jusqu'à dans l'usage des sources. Souvent réédité.

 

B) Littérature mondaine

Monarchie absolu de Louis XIV qui fait un système pour contrôler les arts et la littérature en développement. La littérature mondaine est né dans les Salons et destiné aux Nobles ou la Haute-Bourgeoisie. C'est un passe temps, souvent anonyme. Cf La Rochefoucault, Les Maximes. Enoncé/Forme bref associé à la mondanité car dans les conversations. Cf Lettres (Mme de Sévigné). Épigrammes. La fable s'inscrit parfaitement dans cela. La Fontaine a une vie de mécénat (change de forme). Fable: es-ce un genre mondain ? Valorise certains types d'hommes. Conception pessimiste de la nature humaine: vanité (futile, vain): pêché. Le pire: l'Amour Propre ( La Rochefoucault). Fables: Ludique/Joyeux mais aussi critiquent les vices des hommes. Lucide: valorisé. Accepté à sa condition. Question des passions: justifie vices. Ce que l'honnête homme met à distance: usage de la raison, bienséance, maîtrise du corps. Doit être plaisant/séduisant. Fable: fustige les vices avec humour. Cf Comédie Classique. La Pointe: chute spirituelle, pensée judicieuse qui fait sourire. La Rochefoucault: tout est noir. Fable: importance du trait d'esprit (dialogue animaux, morale). Esthétique Mondaine: on valorise l'ingéniosité, naturel, honnête homme, humour. (1ère phrase p37). Fables récités dans les Salons. Fables: genre littéraire proche du proverbe, épigramme, maxime. Association homme/animal

 

C) Genre hérité de l'Antiquité

Genre peu pratiqué jusqu'à La Fontaine. Apologue: vient de l'Antiquité.1er recueil: référence à Esope / Phèdre. 2ème recueil: Pilpay. Genre mineur: récit bref, ludique. Esope: esclave. Phèdre: affranchi. Esope est le père de la fable. Longue tradition: connu du Moyen Age. Traduction vernaculaire (du latin au français). Isopet: recueil de fable au Moyen Age. Humanistes s'intéressent aux apologues. Fables d'Esope traduit en 1631.

 

II/ Valeur de la fable: efficacité, plaire/instruire

A) Dimension didactique (Moral de la fable): valeur classicisme

La fable diffuse le savoir de façon facile. Exercice d'écriture/rhétorique.Support de l'apprentissage. Utilité: plaire / instruire. Jésuite Menestrier: emblème (image + devise) (contenue morale).

 

B) Valeur de la fable selon la Fontaine

Le Dauphin: 1er paragraphe: caractère double de la fable (puérilité (enfance)/enveloppe (vérité)). Valeur de la fable: morale. Ethos / Posture d'humilité. L’œuvre littéraire a de la valeur: modèle. Lié l'utile et l'agréable. Pour que l'homme devienne meilleur, il doit prendre conscience de ces vices // apprendre à se connaître. Fable: divertissement. Rousseau dénonce la fable (destiné aux enfants). Mensonge pour faire passer une vérité. Forme efficace (pas forcément moralement bonne). Anaphore (amplification)/(énumération). P.37: “récits la breveté”. Définition de l'utilité de la breveté. Longueur: ennui différent du divertissement (différent de plaire et d'instruire). Vif, s'enchaîner rapidement. Difficulté de mettre Esope en poésie. Ornement: dimension esthétique. La Fontaine privilégie la morale (devient ornement). Supprime parfois des morales. Exigence de breveté: pas incompatible avec travail.

 

Fontaine a écrit ses fables selon un “horizon d'attente” ((Jauss, Pour une esthétique de la réception). Il s'adresse à un public précis (selon une habitude). Il imagine son public. Âme du compte: brièveté. Ajoute ornement: versification. Brièveté: éviter l'ennui (doit plaire, avant d'instruire). Transforme genre de la fable. Importance dans la capacité à être lu. Valeur indépendant de sa valeur esthétique. Distinguer valeur morale / esthétique. Ex: Socrate (adapte la fable d'Esope). La Fontaine connait l'histoire de la fable (note 5 p 38)/ tradition de la fable. L’œuvre littéraire: s'inscrit dans une longue chaîne d'auteur. Sélection: critère qualitatif: notion de goût: naturel. Fait la personnalité de l'auteur: originalité/invention. Valeur: récepteur, auteur, œuvre. P39: Idée d'évaluation. Il veut monter son originalité: faire rire/ satyre/enjouement (conforme à son naturel). P39. Synthèse: Capacité à instruire (utilité) + Caractère plaisant (esthétique)

On”: lettré / public. Mondain. Charme: séduire le lecteur. Vision complète sur la littérature. P41: Notion d'abrégé: microcosme. Analogie homme/animal: composé de différents traits qui n'est pas humain. Homme: microcosme. Perfection modèle réduit. Cf Homme de Vitruve. Tout ce qui existe a été figuré dans l'homme. Homme: “petit monde”: tableau où l'homme est dépeint. Fable: miroir de l'homme / l'univers. L'utilité n'est pas que moral (distinction bien/mal). Les fables offrent une image ample de ce qui existe. “première notion des choses”: dimension philosophique. P24: Gassendi. La Fontaine différent de la Chine différent de la pensée matérialiste de Descartes

Conclusion préface: définition de l'apologue p41,§3. Variation par rapport à Esope. Moralité change de place. Vie d'Esope le Phrygien: efficacité de l'apologue / très intelligent, apologue: forme de sagesse Récit puéril + vérité sagesse comme Esope lui-même. Nouvelle dédicace à Monseigneur Le Dauphin. Forme versifié Alexandrin (vers noble). Intertextualité: Enéide (épopée): genre noble. Gaieté manifeste. Style: Élevé (Tragédie/Epopée), Moyen, Humble / Bas. Parodie de Virgile par La Fontaine: des grands genres. Burlesque: dimension grotesque. Différent Héroïcomique. Cf Genette. Intérêt publique. Notion de peinture. Dimension paradoxale: mensonge qui semble valoir dire la vérité. Métatextuelle: qui se réfléchi lui-même, fable qui parle de la fable: Mise en abyme.

 

Livre II, Fable I: Reprise Enéide. Discours direct. Prosopopée: de ceux qui ont le goût difficile (périphrase). Polyphonie: plusieurs voix. Langage / Ton nouveau. Met en avant ses points forts. 1ère critique: Il y aurait un décalage entre le contenu des récits et l'éloge qu'il en fait. Va utilisé un “style plus haut”: guerre de Troie. Pastiche: Iliade (Ulysse, Diomède, Ajax) + épithète homérique. Registre épique: hyperbole. Critique emphase (trop pompeux) + contenu “étrange”: s'éloigne de la réalité, rechercher vraisemblance pour s'identifier. “Conte” pour parlé à l'épopée, toujours en fiction. Pastiche: Genre pastorale. Critique rimes: “amant” / “priant”: pauvre.

Morale: Liberté d'auteur (les gens seront jamais satisfaits). Critique malheureux (métatextualité: montre utilité de la fable). Décalage récit/moral. Forme humoristique. Mauvais lecteur: quelqu'un de malheureux. Importance du style: forme souple. La fable peut jouer avec tous les styles.

 

Livre III, Fable I (Point Commun avec Livre II, Fable I): Récit fictif sur le thème et réflexion sur la critique avec un discours direct (dialogue Racan/Malherbe). Enchâssement des discours / Recherche de virtuosité. Forme de variété. Amplification de la fable. Emboitement: Discours Racan/Malherbe qui raconte l'histoire et c'est La Fontaine qui raconte tout ça. Réflexion moral du meunier: métatextuelle (v78-80). Action immédiate précepte. Revendication d'une liberté. Moral de l'auteur impossible à appliquer. Dédoublement de la Morale. Idée de résignation/amusement: ouvert. Récit image de la vie, image d'honnête homme. On peut transformer ce qu'on imite des Anciens. Récit bref: permet expérimentation

 

Livre IV, Fable I: Eloge. Fable: divertissement innocent. Ne pas pas offenser, respecter la bienséance. V18: Il était une fois. Lion possède des traits humains. La vérité peut mieux passé avec la fiction.

 

Livre V, Fable I: “ample comédie à cent actes divers”: multiplicité de la fable. Brièveté et ampleur à la fois. Début métatextuelle. Résume plusieurs fables. Rappel. Posture intermédiaire. Reconnaissance de Conte de Brienne: Goût: rechercher quelque chose de simple. Rejeter ornement futile. La Fontaine accepte mais en garde. Recherche style moyen. Récit simple/ efficace. Posture de modestie. “trait”: trait d'esprit (bon mot, remarque judicieux) et trait de caractère. But d'Esope: la morale, idée de chute. Naturel mis en avant (v16-17). Caractère infini de ces fables (prenant totalité de l'univers). Présence de Dieu. Idée de macrocosme / microcosme

 

Livre XI (“Le Pâtre et Le Lion-Le Lion et le chasseur”): Digression et réflexion sur le genre. Valeur esthétique (écriture ornée) + Valeur éthique. Récit: force persuasif (important pour récit bref). Valeur historique d'une œuvre littéraire. On raconte quelque chose qui doit avoir un but. Reprend souvent les même idées. Virtuosité. Capacité à utiliser l'ornement où les prédécesseurs ont refusé en gardant la valeur moral. Renouvèle le genre. Veut montrer sa valeur en tant qu'auteur. Amplification/Brièveté: juste milieu. Adéquation conception écriture/valeur du monde.

 

C) Réflexion sur la Fable mais pas systématique

  • Liberté du fabuliste même si conscience de certaines règles.

Exemple: récit / expression moral / brièveté. Refuse la prose (comme beaucoup d'auteurs fables).

  • Mensonge: conduit à la vérité

Fonction du pouvoir de la fiction (valeur).

  • Capacité de représentation de la fable

Reflet: rendre compte complexité du monde.

  • Caractère plaisant (plaire) / divertissant: persuasif /douceur: relation

  • Critère “horizon d'attente”

  • Force parole / apologue ( Exemple: “Le Loup et Chien”. “Plus fait douceur que violence” (p184).)

 

D) Nombreuses critiques

Cf Rousseau: Public enfantin ne doit pas être passé en contact avec les fables

 

III/ L'écriture de la fable et imitation créatrice

Genette: “L'art de la Fontaine […] (n'est que) l'accomplissement génial d'une pratique hypertextuel fort modeste qui est l'expansion stylistique (=ornement)”. (Palimpsete: texte parchemin). La littérature au Second Degré. Hypertextuel: Lier A à l'hypotexte B (texte antérieur). Fable presque intégralement un texte hypertextuel (réécriture).

 

A) Le renouvellement (imitation) auteurs de l'Antiquité par La Fontaine

XVII: valorisée. Oeuvre tire de sa valeur des modèles: Anciens. Du Bellay: innutrition: assimilation Anciens par auteurs modernes. Imitation créatrice pour rivaliser avec eux. 1687: Charles Perrault: Oppose Anciens + Modernes. Cf Epître à Huet, “Imitation n'est point un esclavage”. Met en distance une certaine conception de l'imitation : passif. Elle n'est pas servile, a des limites.Valeur de son œuvre: s'approprier d'autres œuvres et digérer. Donne valeur à la création. Dès 1666: certaine liberté au sein de l'imitation. Conscience d'une certaine exigence de nouveauté. Adaptation à un public moderne. Invention Auteurs grecques/latins + les transforme et actualise. L'innovation est possible. Peut rajouter élément.

 

B) Réécritures

Livre 1, fable XXII (“Le Chêne et le Roseau”) de La Fontaine: 32 vers / Alternance alexandrin / octosyllabe. Rimes croisés / suivi: dualité /variété.Versification hétérométrique. Dialogue changement (pas monotone). Dialogue chaîne / Roseau. Fabuliste raconte fin de l'histoire. Morale implicite.

 

Le Roseau et l'Olivier” d'Esope. Muets (Roseau qui parle pas) + Prose. Morale explicite. La Fontaine: accentue dialogue / discours direct. Travail d'adaptation et d'actualisation des fables. La Fontaine reprend schéma narrative: Dialogue + vent + chute de l'arbre. Travail d'amplification / Long dialogue (quasi toute la fable). Caractères vivants: plus persuasif. Registre: Tragique et un peu comique: caractère enfantin. Chêne: utilise images / comparaisons. Réécriture mythologique: zéphyr. Référence terrain montagneux: Périphrase. Référence intertextualité: Virgile. Vice chez le Chêne: orgueilleux / sobriété du Roseau. Disproportion de la parole. Tournures hyperboliques. Registre épique, mise à distance par l'humour. Caractère Identification. La Fontaine: prend partie raison.

 

Livre 4 XVIII (“Le vieillard et ses enfants”): Moral: Union fait la force. Esope: Amplification du récit La Fontaine: actualise Esope pour que ça soit vraisemblant. Développement discours du vieillard. Accélération chez La Fontaine: travail de rythme. Prend du temps pour commenter la fin du récit. S'appesantit sur la morale. Récit plus long. Représentation négative de la réalité.

 

Livre 1 fable V (“Le Loup et le Chien”): Allégorie: critique noblesse domestiqué par Louis XIV. Discours du chien: peu efficace surtout fin, pour rapport aux faits. Parole efficace mais pas toujours. Celui de La Fontaine a pris beaucoup de liberté comparé à Esope. Amplification: discours du chien: morceau de rhétorique, très persuasif. Rythme rapide des échanges. Chute spirituelle + ouverture. Au début: calcul d'intérêt du loup (au début poli). Chien: plus fort. A la fin, Loup préfère liberté que servitude. Moralités classiques: La Rochefoucault / La Bruyère. Maxime: énonciation discours.

 

Livre 1 fable XI (“L'Homme et son image”): Fable sur l'orgueil. Anaphore du miroir: amuse le lecteur, pointe satyrique (personnages vaniteux). Le miroir symbolise la fable comme miroir de l'homme. Registre didactique. Jeu intertextuel:

La Rochefoucault. Évocation du mythe de Narcisse. Variation du thématique du miroir:

  • D'abord fuite des miroirs qui se moque de lui, fuit son image qui est négatif

  • Croise un canal, le fuit mais le canal est si beau (Rochefoucault)

Métatextualité: l’œuvre littéraire fonctionne comme un miroir: séduction sur la vérité que le livre transmet: mise en abyme. L'esthétique important/

 

C) Comment La Fontaine joue avec ses sources

1) Sélection / mise en concurrence de sources

Cf Livre I: Fables XV-XVI: 2 réécritures d'Esope . La 1ère: élimine un trait / passage qui selon le lecteur était le plus important. Propos général. Refus de la mort qui concerne l'humanité. Rajout historique. La 2ème: condition misérable du bûcheron. Jeu et variation de registres: passage comique. Montre comment on peut réécrire de façon très divers. Sélection passage qui veut mettre en avant: travail d'expérimentation fort renforcé par la forme bref.

Cf Sarraute, Les Tropismes. Variation dans ses sources: importance du trait d'esprit qu'il aurait insuffisamment exploité. Autre valeur: agrément que cela produit sur les lecteurs. Il faut coudre ensemble des éléments différents. Cf “Le Chêne et le Roseau”: Cf Virgile où le sens est différent. Pour une fable: cherche plusieurs sources différents.

 

Livre IV: Fables XV-XVI (“Le Loup, La Chèvre et le Chevreau – Le Loup, La Mère et L'Enfant”): Il y a 2 fables. Rapprochement par analogie/dédoublement du récit. Amplification et association d'idées. Dimension orale. Thème: “tel est pris qui croyait prendre”. Moral: “Deux sûretés valent mieux qu'une”. Gradation: l'histoire du loup lui rappelle une autre histoire. La Fontaine s'amuse. Personnification du Loup. Ironie de son sort.

 

2) Actualité a fable Antique

En rendant plus vraisemblable son récit. S'adapte à une époque. Cf Dandrey, La fabrique des fables. “Le soucis d'actualiser, s'est pour le renouveler”. Amplification narrative (rajoute personnages, péripéties) / Discursive (rajoute dialogue). Pour remotiver le récit bref, rendre vraisemblable. Amélioration du conte, transformation et renouvellement.

 

Livre I, Fable XIV: Mise en scène d'un poète. Fait l'éloge d'un athlète. “Il trouva son sujet plein de récits tout nus”: pas d'ornement. Travail d'amplification: emprunt au registre épique. Louange toujours récompensée. Morale dédoublée. Olympe / Parnasse collabore. Montré la valeur d'un travail poétique. Sert la gloire. Propriété de célébrer les grands.

 

Livre II, Fable XIII: Récit: 4 vers (présent de narration). 44 vers de digression avec amplification: commente son écriture. Présence du discours, subjectivité: “Je m'emporte un peu trop”. Périphrase v44. Propos didactique de la morale: si vous regardez trop, à chercher à percer les mystères de ma destinée, vous risquez de pas voir ce qui est prêt de vous. On peut pas lire le livre du destin: philosophie. Critique d'une fausse science, des personnages qui cherchent une fausse vérité. Péroraison: discours qui s'adresse à la cour des princes et des courtisans: propos politique. A partir d'un récit bref: visée didactique, philosophique et politique. “Le Renard et le Bouc”: inspiration du texte d'Esope et cette confrontation montre l'effet de l'art d'égayer la narration (dialogue des personnages).

 

Livre II, Fable VII (“L'Aigle et l'Escarbot”): Chez La Fontaine: caractérisation plus développé, désignation (caractère enfantin), amplification, discours plus développé pour la pitié du lecteur et également du comique voir burlesque (v39).

V31: périphrase désignant l'aigle. Style élevé (différent du comique burlesque). Amplification de différentes façons: dialogue / style. Morale implicite chez La Fontaine: ça aurait donné un caractère pesant. Travail d'ellipse + ajout de ce qu'il veut. Peu ré-orienter les récits qu'il emprunte.

 

Livre II, Fable VI: Chez Esope: Aigle transformé en Oiseau: malheureux d'être vaincu par ses propres armes. Rajout discours. Universalisation de la morale. Vision pessimiste de l'humanité. Rappel fable qui précède: “La Chauve-souris et les deux Belettes”. Éloge: opportunisme politique / trahison. Idéologue de La Fontaine: sauver sa vie, être prudent suite à renoncer aux valeurs politiques. Regard négatif sur l'humanité. Désir de destruction / d'auto-destruction. On passe de la Fable V à VI par association d'idées. Derrière les apparences de la raison: vérités pessimistes. Réécriture: originale du point de vue des valeurs ou de l'absence de valeurs. Fort effet comique.

 

3) Question de l'enjouement

Principe d'égayer les narrations: Les Noms Propres (effet comique). P39. Les faits d'évidences.

 

Livre I, Fable VIII: Oiseau qui se font prisonniers. Comique de répétition, présence du pathétique. Référence à l'épopée: Cassandre (personne ne le croit). Décalage effets de style: burlesque. Gaieté: pour faire un certain charme.

 

Livre IV, Fable IV: “Le Jardinier et son Seigneur”: Comique de situation. Contraste avec l'attitude réservé du jardinier et celui sans-gêne du Seigneur. Rythmes + rimes: renforce l'efficacité de la fable. Met en avant le caractère grossier du seigneur.

 

Parodie d'épopée: Livre IV, Fable VI: Effet de décalage: destin des rats des villes. Ironie: “La Cigale et la Fourmi”: renvoie son argument. Style Burlesque: Livre VI, Fable XVIII. V1: personnage mythique et périphrase. Style burlesque. Présence du conteur, connivence avec le lecteur: charme/gaieté. Proximité avec le lecteur: “Le vieillard et ses enfants”.

 

Livre II, Fable XIV: réflexion du fabuliste. Emploi d'une complexité avec une culture commune: “L'Aigle et l'Escarbot”. Jupiter ridiculisé. Décalage comique. Idée de communauté entre fabuliste et lecteur: “La Besace”. Emploi du “nous”. Offre une complexité à sa fable. Exemple: “La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le Boeuf”. Dialogue rapide / rythme brisé: effet de l'animal. Offre une complexité. Le lecteur est persuadé car séduit par la fable.

Enjouement pas gratuit: arme pour critiquer les vices.

 

Livre II, Fable X: récit coupé. Moral avec des propos important: périphrase v3 (effet comique qui marque une connivence avec le lecteur) et comique de situation (âme comme un poids lourd)

Référence à Rabelais. La Fontaine maîtrise sa fable.

 

IV/ La brièveté ornée

A) Tension entre la brièveté et le travail littéraire: ornement.

Exigence de la brièveté est l'âme du conte (fable): fabula (récit fictif). L'âme du genre de la fable: brièveté. Exigence qui vient d'Esope. L'existence de la brièveté est fondamentale: efficacité: plaire et instruire. Forme de simplicité (genre qui peut plaire aux enfants). Sert la morale: perçue de façon plus aisée. Épilogue du Livre VI, v2. Convenance entre le naturel et son œuvre. Idée d'achèvement: qualité. Image de la fleur: aspect esthétique. Idée de sélection (l’œuvre sera réussie) / beauté. Conséquence d'une construction des récits: éviter l'ennui. Composition rigoureuse du récit par étapes: isoler en séquences qui s'enchaînent rapidement.

 

Livre IV, Fable X ( “Le Chameau et les Bâtons Flottants”): 3 protagonistes: 3 actions (v1à4 = 1 vers par personnage + action). 1ère morale (v5 à 8): accoutumance, vision pour mieux discerner la nature des choses. 2ème récit: réflexion sur l'illusion d'optique / effet d'accélération. 2ème morale: chute finale, très spirituelle / léger décalage. Trait d'esprit humoristique. Amplification du discours comparé au récit. Critique Sociale. Ouverture. Les 2 morales sur la vue / l'idée de vision qui nous illusionne. Virtuosité de La Fontaine avec des dédoublements.

 

Livre I, Fable III:v1 à 10: récit. La situation initiale se trouve aux vers 1 et 2: la rencontre d'une grenouille et d'un bœuf. Perturbation au vers 3: la disproportion de la taille. Puis forme d'accélération: effet de la grenouille pour égaler le bœuf: comique. Discours direct avec le dialogue. Rupture au vers 10. V 11-14: morale. Une structure rigide. La Fontaine introduit un élément de variation: conserve effets dynamiques. Récit qui doit servir la morale.

 

Livre III, Fable IV (“Les Grenouilles qui demandent un roi”): Morale (par Jupiter) dans le récit: volonté de resté bref. Effet de chute plaisant. Volonté d'introduire une forme de variété. Situation initiale du vers 1 à 4. Péripéties: plaintes des grenouilles avec discours direct (v25) et narrativité (v29). Résolution avec une impression de brièveté: v6 à 11: amplification qui ne gêne pas. Peu de description, évocation efficace.

 

Livre II, Fable XIX // Livre I, Fable XV-XVI: Longueur variable: 6 premiers textes: d'une vingtaine/trentaines de vers de manière générale. Brièveté important.

 

B) Désir d'ornement

Valeur esthétique. Sélection efficace des éléments et organisation judicieuse.

 

Livre VI, Fable I-II: Question de l'ornement abordé. V19-21: reprise de la structure du récit et rajoute de la nouveauté. Métaphore. “Quelques” qui insiste sur l'opération des sélections.“traits”: effet frappant. Sélection: on peut pas coudre indéfiniment des éléments novateurs. L'ornement ne doit pas nuire à la structure du récit, doit être utilisé de manière efficace. “continuité ornée”: allié brièveté à l'ajout de petits détails: traits pittoresques / spirituelles pour capter l'attention du lecteur, suscité l'intérêt, la curiosité. De quel ornement parle-on ? Les traits: “touche l'esprit par le je ne sais quoi piquant”. Présence d'un beau bon mot. Livre IV, Fable X: récit comme prétexte pour énoncer un trait. Livre III, Fable I: “Un trait”: trait d'esprit / pensée judicieuse. Tous le récit de Malherbe se repose sur le trait: correspond à la fable. Livre IV, Fable I: Trait: amusant / divertissant. Chute de la Fable I, Livre I: trait. Ornement pour amplifier: effet de sens. Ajoute à la dimension esthétique. Dialogue: contribue à préparer la chute. Gaieté: favorise la représentation de ce que La Fontaine raconte. Effet de présence. Manipule tous les types de discours.

 

Livre VI, Fable IV: Importance de la parole: qui agit / sauve. Alternance récit / discours pour animer ces fables.

 

Livre IV, Fable XXII: Versification: mètres différents (octosyllabes, décasyllabes et alexandrin). Beaucoup de variété / recherche d'expressivité. Virtuosité. Métrique extrêmement souple: rejet + enjambement. Chiasme + parallélisme.

 

Livre I, Fable IX: Dynamisme de la fable. Rimes croisés/embrasés: pauvres/suffisants et riches. Enjambements. 2 traits précis du cadre luxueux: efficace + amplifier + effet comique. 7 syllabes, quatrain, phrases sans verbes: Rapidité et brièveté: rythme dynamique. Effet produit sur le lecteur: accélération (fuite) contribue à rendre dynamique le récit. Sorte de continuité de fable en fable qui marque un écho:

 

  • Fable VIII, Livre II // Fable IX, Livre II: La taille ne préjuge pas de l'efficacité de l'individu.

  • Fable XI / XII, Livre II: Chaque fable est un récit bref mais en écho avec les autres. Registres: épique, pathétique, comique (omniprésent): “Le Chêne et le Roseau” Permet la Gaieté et l'enjouement du public.

 

Jeu de répartition de la moral:

  • au début (“Le Loup et l'Agneau”)

  • à la fin (“La Cigale et la Fourmi”)

  • début et fin (“Simonide préservé par les Dieux”)

  • Action d'un personnage (“Le Loup et le Chien”)

  • Énoncé par un personnage (“Le Corbeau et le Renard”)

  • Morale implicite (“La Cigale et la Fourmi”: on ne peut pas compter sur les autres)

  • Morale explicite (“La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf”)

  • Parfois difficile à cerner (“Le Chêne et le Roseau: orgueil toujours puni)

 

C) L'ampleur dans la brièveté

Jeu de variation, écho entre les fables. Emploi du style moyen. Polyphonie:intertextualité. Discours direct qui donne de l'ampleur à une forme bref. Caractère ouvert de l’œuvre. Présence de l'implicite. Laisser quelque chose à penser.

Livre X, Fable XIV: “Il faut laisser dans les plus beaux sujets quelque chose à penser”.

Microcosme et Macrocosme. Analogie Homme/Bête. Fable: modèle réduit de l'univers. Met en scène des vices particuliers. Cas particulier: vérité générale. Acte de comédie. L'ornement sert la fable. Amplification. Résonance: représentation ample de l'univers avec une portée universelle.

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