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Introduction : Dans le premier chapitre de l’œuvre, qui s'intitule « Le voyage », Primo Levi raconte sa capture, le camp provisoire, le voyage en train de l'Italie à la Pologne ( 5 jours ). Après ce voyage, on trouve un chapitre intitulé : « Le fond ».

Ce que Levi explique dans ce passage, après avoir raconté l'arrivé au camp, c'est la manière dont on a déshumanisé les prisonniers.

Problématique : Nous nous demanderons, comment Levi tente de rendre compte le processus de déshumanisation à l’œuvre dans les camps.

Plan : Nous verrons d'abord comment est décrite « la démolition de l'homme ». Nous verrons ensuite comment Levi tente de partager cette expérience.

 

I/ La démolition d'un homme

 

a) « Toucher le fond » --› explication de l'expression

Chapitre 2 --› Passage au cœur du chapitre « Le fond » où Levi explique le titre : voir dernière ligne « toucher le fond ».

 

- D'abord référence à la Divine Comédie, de Dante : « A l'enfer »

p 26 : référence à l'enfer : « C'est cela, l'enfer » --› répétition

p33 : « Nous voici transformés en ces mêmes fantômes » --› mort passer de l'autre côté.

 

- Analogie entre le camp et l'enfer --› un « fond »

 

- « le fond » --› limite extrême de l'humanité

 

« il n'est pas misérable de concevoir condition plus misérable que la nôtre »

 

- Levi a fait l'expérience des confins de l'humanité

« ce que nous étions »

« il n'existe pas » --› négation

« impossible » x2

« difficilement »

 

 

b) La dépossession d'un homme

Levi montre qu'on peut tuer sans tuer.

« double sens du terme camp de concentration »

 

- 1ère étape = humanité ordinaire / ce qu'il possède --› rendu par les possessifs « ma maison »

« nos vêtements »

- Gradation

    • Des choses extérieurs : « nos vêtements », « nos chaussures »

    • Des éléments du corps : « nos cheveux », « cette marque tatouée sur notre bras gauche »

    • Des objets qui les rattachent à leur histoire : « homme vide »

    • Éléments abstraits : Communication « Si nous parlons, ils ne nous écouterons pas »

 

- Gradation plus anodines jusqu'à grave : Le nom « jusqu'à » --› gravité

--› remplacer par « 174 517 »

 

--› Dépossession, Déshumanisation --› Plus rien ne nous appartiens

c) Définition de ce qu'est un homme

- Rappel du titre : « Si c'est un homme » --› rappel au lecteur ( toujours considéré l'autre comme un homme )

 

- Dans ce passage, Levi rappelle ce qui constitue un homme :

    • « le discernement » --› la réflexion, l'intelligence

    • « dignité » --› une forme de respect de soi, de fierté morale

« Même le plus humble des mendiants » possède des qualités

 

--› « milles petites choses » qui semble anodins --› qui forme un homme comme « membre de notre corps »

C'est pourquoi, les nazis ont bien compris qu'il est impossible de leurs retirer « ces choses »

 

Seul critère retenu par les gardiens à l'issue du processus : « le critère d'utilité »

 

II/ Réflexion sur les limites d'un homme ( ce qui fait qu'un homme, et ce qui fait que l'on n'est pas )

--› expérience de Levi

 

Processus pas totalement réussie --› Levi en écrivant sont histoire --› transmettre son histoire

 

Ce passage --› transmettre, ce faire comprendre

 

a) L'énonciation particulière en son nom « particulier »

« J'ai appris que » --› « je » autobiographique

 

Dans la majorité du passage, il s'exprime surtout par un « nous » collectif :

    • « nous » du 1er paragraphe : Levi + tous les autres prisonniers

    • « nous » du 2ème paragraphe : Levi + tous ceux qui veulent comprendre

    • + général « on » : « On comprendra » : Tous les hommes

 

--› Cheminement : Levi en racontant son histoire et celle de tous ces semblables --› façon universel sur l'homme

 

b) Registre didactique du texte ( qui veut faire apprendre )

 

- Ici, ce n'est pas de la narration mais une explication

Ce qui exprime dans ce passage --› celui qui as survécut, revient en arrière et réfléchit à ce qu'il a vécu

 

Thèse : on peu très bien détruire un homme sans attaquer physiquement

 

--› Levi / Lecteur --› Communiquer

 

Pour ce faire Comprendre, il va :

    • Guider le lecteur dans sa pensée : « Qu'on s'imagine », « Que chacun considère », « On comprendra alors »

    • Il utilise des exemples simples, qui parlent à tout le monde : « maison, habitude, vêtement »

Bonne formulation pour ne pas dire des bêtises.

 

Se reprend : v4

 

Formules --› Chiasme --› « Il n'est rare, quand on a tout perdue, de se perdre soi-même »

 

c) La difficulté de se faire comprendre

 

« Nous savons, en disant cela, que nous serons difficilement compris, et il est bon qu'il en soit ainsi »

--› Levi est conscient de dire des choses difficiles

 

--› Pour comprendre, on doit l'avoir vécu

Pour ceux qui l'ont vécu, l'expérience de déshumanisation --› « soudain » // « Alors que pour la première fois » --› « en un instant »

 

« intuition prophétique » --› ne se comprends pas, par l'intelligence, se vit comme quelque chose de plus intime

 

= cela se vit comme une révélation

 

La déshumanisation d'un homme, ce n'est pas quelque chose que Levi a compris en réfléchissant --› soudainement

C'est pour cela --› « difficilement compris »

 

 

Conclusion : Ici, le lecteur comprend que l'arrivée au Lager correspond symboliquement en Enfer, mais un Enfer moderne, et terriblement humain.

Justement Levi montre dans ce passage que la situation infernale qu'il a rencontrée, c'est d'être dépouillé de ce qui le constituait entant qu'homme.

 

Mise en perspective: Mais, pour lutter contre cette univers dans lequel les prisonniers avaient plus de nom, mais des numéros, Levi tout au long reste de son récit, évoquera le nom et les souvenirs de ses camarades : Jean, Lorenzo, Alberto...

 

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