Attention, il ne s'agit en rien d'un exercice complet ou à recopier bêtement.
Dire du travail qu'il n'est que l'activité par laquelle l'homme satisfait ses besoins explique mal qu'une fois ceux-ci satisfaits, l'homme n'en continue pas moins de travailler. En effet, le temps consacré au jeu, au sport et aux voyages est somme toute fort mince et la parcimonie avec laquelle l'homme l'emploie révèle son caractère subordonné et accidentel dans l'économie de son existence. A supposer qu'un homme ait des revenus tels qu'ils lui suffisent – sans travailler – à vivre de façon prospère, il n'en chercherait pas moins à se rendre utile. Les mêmes symptômes du besoin de travailler se font sentir chez celui pourvu d'un emploi. Parfaire sa formation s'entend toujours dans la ligne d'un métier: on veut alors travailler mieux, davantage, occuper un poste plus rémunérateur ou plus «valorisant ». Vivre de ce qu'il aime, voilà ce que l'homme veut faire de sa vie. Toute séparation entre travail et loisir est vécue comme un échec.
Kant écrit dans la "Critique de la faculté de juger" que " Le métier est mercenaire".
--› Le travail est pénible/désagréable, il n'est attirant que par son effet (ex: le salaire).
Le travail est une activité qui “peut être imposée de manière contraignante”.
--› Le travail vient du mot latin "tripalium" qui désigne un instrument de torture.
Le travail, contrairement au jeu ou à l'étude, est une activité pénible.
--› Le travail nécessite des efforts physique en premier lieu.
L'énergie/force que nous investissons dans le travail nous est rendue sous forme de gain (salaire...).
--› Donc si nous n'étions pas contraints de subvenir à nos besoins, nous nous passerions du travail.
C'est parce que l'homme est un être de conscience qu'il désire ce qui manque dans le réel.
--› L'homme travail pour produire quelque chose.
Le travail transforme le monde naturel tel que nous l'appréhendons immédiatement.
--› La transformation se fait par la médiation du travail de l'homme.
--› L'homme "force" la nature à produire des richesses.
Par le travail, l'homme imprime au monde la nécessité de la vie humaine.
Etude "Salaires,Prix,Profits", Karl Marx (1865)
L'homme est un être de besoins et de désirs, mais il ne peut subsister sans subvenir à ses besoins Mais la nature ne peut pas spontanément subvenir à ces besoins. Comme l'homme est "sous la menace de la mort" et plongé dans "une perpétuelle et fondamentale situation de rareté" que l'homme travaille.
--› L'homme ne peut se passer de l'activité économique et des échanges qu'elle rend nécessaire.
Le but du travail est d'assurer une production de richesse et de permettre à tout homme de renouveler son énergie. Mais le salariat, qui repose sur lui aussi sur ce principe, est l'occasion d'un échange particulier.
Dans la société capitaliste, le travailleur est propriétaire d'une marchandise spécifique: sa force de travail.
--› Sa valeur d'échange est le salaire.
Le salaire échangé contre sa force de travail sert à subvenir à ses besoins vitaux et ainsi, régénérer sa force de travail.
Cette marchandise qu'est la force de travail a aussi une valeur d'usage.
--› Le capitaliste achète cette force de travail un certain nombre d'heures par jour.
Mais ce nombre d'heure aboutit à une production de marchandise dont la valeur dépasse le montant du salaire de l'ouvrier.
->Alors qu'elle devrait l'équivaloir.
Marx parle alors de surtravail.
Selon Marx, le secret du profit du capitaliste réside dans cette plus-value "extorquée" au travail humain.
--› Donc selon Marx, ce type d'échange particulier pose une question de justice.
Transition: Platon, dans le "Protagoras" avec le mythe de Prométhée nous dis que' l'homme est obligé de travailler car il est le plus démunis des êtres vivants.
--› L'homme est le seul à travailler. L'homme doit donc travailler pour subvenir à ses besoins.
--› La condition de l'homme est d'être au travail. Mais en transformant la matière et la nature par le travail, l'homme se transforme aussi lui même --› Il devient homme.
L'homme travail pour produire ce qu'il n'as pas. Pour cela, il doit faire preuve d'ingéniosité pour donner une forme à la matière brute.
--› Par le travail, L'esprit imprime une forme à la matière. Il faut utiliser notre imagination, notre habileté manuelle mais aussi développer notre raison → Travail et intelligence vont de pair. Le travail humain se distingue de la production animale (instinctive) par la présence d'une idée. L'homme conçoit sa réalisation avant la production → L'homme vise une fin et ordonne les causes pour l'atteindre.
On parle donc de préméditation car la production finale est d'abord une pensée avant d'être objet.
Marque de créativité = possibilité d'erreur.
Dans l'antiquité, le travail est assimilé à l'esclave, mais Hegel repense la vision du travail. Hegel affirme que l'esclave s'affranchit du maître par le travail.
→ Le travail est nécessaire à la survie du maître (donc le maître dépend de l'esclave).
→ L'esclave acquiert une maîtrise de la nature avec le travail (il se distingue donc de la nature). De plus, l'esclave domine la nature en la façonnant. L'esclave s'objective dans ce qu'il réalise (=se saisit comme conscience).
Le travail force l'homme à différer la consommation spontanée. Il prend conscience de la chose et de ce qu'elle peut devenir. L'homme s'arrache à l'immédiat par la conscience du devenir de la chose.
- Le travail permet donc à l'homme de s'objectiver et de se saisir en tant que conscience dans la matière qu'il a informée .
" Il s'éduque et il se forme, en transformant des choses et le Monde" Hegel, dans "La phénoménologie de l'Esprit"
Éduquer: "ex-ducere" (hors de/conduire): éduquer c'est conduire hors de la nature, dans la culture.
Nature: régie par les forces
Culture: régie par les valeurs
→ Le travail libère et humanise l'homme, selon Hegel.
Le travail imprime la marque de l'homme sur la nature→ La matière que je travaille porte mon empreinte et devient donc ma propriété.
" Bien que la terre et toutes les créatures inférieurs appartiennent en commun à tous les hommes,chacun garde la propriété de sa propre personne" J.Locke dans "Second traité du gouvernement.
→ La nature appartient à tous les hommes, mais chaque personne s'appartient à lui même. Pour survivre, l'homme a besoins de s'approprier les fruits de la nature. Or, comme il pose son empreinte sur la nature par le travail et que la personne est sa propre propriété. Alors, ce qu'il à transformé par sont travail devient elle aussi sa propriété.
L'homme rend le monde habitable grâce aux objets qu'il produit, mais, cette appropriation de la nature, l'industrialisation et ses effets pervers induit semble mener vers une fin paradoxalement opposée.
Transition: En plus de subvenir ses besoins, l'homme s'humanise grâce au travail. De plus, l'homme peut s'approprier sa création Les productions sont en quantité suffisante grâce à la spécialisation de l'homme.
→ Produit plus qu'il ne consomme.
Les richesses, le savoir-faire,le savoir se partagent et s'échangent entre les hommes.
→ Le travail inscrit l'homme dans la société en créant des liens avec l'autre.
Étude "La République", livre II, Platon
Platon dans La République II établit que a division du travail est au fondement de la société.
→ Les hommes doivent se partager les tâches. L'homme ne peut subvenir seul à ses besoins.
La division du travail est l'origine de la vie sociale selon Platon.
Chacun se spécialise en fonction de ses capacités naturelles. Comme les besoins se multiplient, le travail est intégré aux autres. Cela crée une relation de dépendance aux autres.
La division sociale du travail est donc le moyen de satisfaire les hommes soumis à la nécessité de subvenir à leurs besoins.
Chaque homme la liberté de choisir son domaine. Son métier exercera sa liberté de geste et d'esprit.
Selon la thèse hégélienne, par le travail, chaque homme s'humanise en concourant à l'autarcie de la Cité. Cependant, depuis la révolution industrielle, nous sommes passés d'une division sociale du travail à une division technique. Changement de la nature du travail.
Cette division du travail vise à augmenter la productivité.
→ La division technique change le travail de l'homme.
Étude la thèse de Marx dans "Le Capital". L'individu n'est alors plus qu'un maillon de la production, il ne conçoit plus l'objet → Il ne produit qu'un geste?
Le travail aliène donc l'homme et le rend étranger à lui même (étranger: latin "alienus" = autre).
En répétant un même geste, l'homme se déshumanise, de plus, il est dépourvue de pensée et de liberté. L'homme ne vend plus son travail,mais sa force de travail.
→ Le travail ne permet plus à l'homme de penser.
La technique qui était un moyen devient une fin, car il change le monde et la vie de l'homme dans ce monde en modifiant la nature du travail. Cette analyse trouve une limite à la thèse d'Hegel.
Comme les hommes doivent partager les tâches et échanger leurs richesses pour survivre, ils doivent vivre ensemble.
→ L'origine de la société est donc la nécessité qu'a l'homme de subvenir à ses besoins par le travail et l'échange. Travailler permet de participer au bien commun. Chaque membre d'une société est égal un autre car il participe au bien commun.
Le travail sociabilise donc l'homme même si la division du travail peut le "déshumaniser" à première vue. Mais cette sociabilisation est humanisante car elle le rôle de l'homme n'est pas aliénant. Enfin, l'appartenance à la société demande un certain ordre qui garantit la protection des vies, des biens et des contrats. Or, le bon ordre dans la Cité dépend d'une organisation politique, juridique, d'un état.
Le travail et les échanges qu'il induit font de l'homme un animal pensant, technicien, social, voire sociable, moral et politique.
Conclusion: Le travail n'est qu'un moyen de subvenir à ses besoins.
→ Le travail transforme et humanise l'homme.
→ Le travail permet d'exercer sa raison et sa liberté.
→ Le travail inscrit l'homme dans une société qui requiert un ordre pour fonctionner.
Par le travail développe sa raison, sociabilité,technique,moralité et conscience politique.
→ L'homme se révèle esprit.