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Un peu de cours...

Introduction : Le désir se déploie à travers des souhaits multiples, ordinaires ou ambitieux, et nous en faisons constamment l'expérience dans notre existence.

Définition → Le désir est une tendance vers un objet ou un sujet, que l'on pense être source de satisfaction.

En effet, il faut distinguer réalisation et satisfaction. Par ailleurs, l'ambivalence du désir, qui peut faire souffrir alors qu'il renaît sans cesse. Mais, d'un autre côté, le désir est le moteur de l'existence. Hegel, philosophe du XVIIIème siècle, a dit : « Rien de grand ne s'est accomplie dans le monde, sans passion ». Pour lui, la passion est une polarisation excessive sur un objet ou un sujet. Le désir est l'indice d'un manque. Ce mot vient du latin desiderare qui signifie avoir la nostalgie d'une étoile.

Pour comprendre le désir, confrontons-le à ce qui se rapproche de lui, mais également, à ce qui se distingue de lui : Le besoin et la volonté.

Besoin et désir sont tous deux la marque d'un être fini, fait de finitudes. Mais, le besoin renvoie à une nécessité d'ordre vitale: Manger, dormir, se reproduire. La notion de besoin se rapporte à la conservation naturelle.

Le désir tend souvent au superflu, il n'est pas comme le besoin qui est circonscrit. Il est illimité, on peut tout désirer en rêve. Néanmoins, le désir peut être condamnable, pas le besoin, même s'il n'est pas réalisé. En effet, nous pouvons avoir mauvaise conscience d'éprouver un désir: Il y a une morale intégrée que Freud appelle, le surmoi.

Ensuite, il est vrai qu'il y a des désirs qui deviennent des besoins: Les addictions. Elles ont une dimension physiologique et psychologique, mais l'on peut s'en défaire. Dans notre société de consommation, notamment par la publicité, on crée des désirs, voire des besoins. Steve Jobs a dit: « Grâce à la publicité, on rend indispensable ce dont nous n'avons pas besoin ».

Maintenant, la distinction du désir et de la volonté. Goblot a dit : « Le désir est un attrait que l'on subit, la volonté, un pouvoir que l'on exerce ». La volonté est une faculté de choix qui implique le libre-arbitre, une certaine liberté humaine et une maîtrise de soi. La volonté est bien positive, elle est un choix. Précisons que, on peut désirer ce que l'on ne veut pas faire, comme un régime ou pour des raisons morales, mais on peut également vouloir ce que l'on ne désire pas.

Le désir, par contraste avec la volonté, peut apparaître comme une chose que l'on subit. Cependant, par la volonté, on peut changer ses désirs, les réorienter. Descartes a dit : « Mieux vaut changer ses désirs que l'ordre du monde ». Sa pensée se rapproche fortement de celle des stoïciens, comme Épictète.

On peut donc dire que le désir est proprement humain, il n'est pas purement animal, lequel n'a que des besoins. Il n'est pas non plus Dieu, être parfait, qui ne connaît pas le désir. De quoi le désir est-il révélateur ? Comment l'évaluer ?

Pièce de théâtre – Platon, Le Banquet.

Platon raconte l'histoire vraie d'un banquet, donné en l'honneur d'Agathon. Tous les invités sont un peu ivres. C'est alors qu'il demande ce qu'est le beau. Mais personne ne sait répondre. Aristophane se met alors à parler. Il est un homme de théâtre, un dramaturge de comédie ou de pièces ironiques telles que Les Nouées ou L'Assemblée des femmes. Il va raconter le mythe de la naissance du désir, un mythe sur la naissance du désir androgyne (Page 104 – 109).

Anthropogonie → Genèse de l'homme

A l'origine le hommes n'étaient pas ce qu'ils sont maintenant. Au début, nous étions des sphères, la fusion de 2 en 1 ? Autrement dit, chaque individus étaient constitués de 4 bras, 4 jambes, un cou et deux visages opposés. ( 3 possibilités ) → farce → on voulu prendre la place des dieux

Les dieux plus puissants ( Zeus ) → punit les androgynes et les sépare/coupe en 2. Être devient affaibli, en manque de sa moitié et qui est dans le désir de retrouver une union originel à jamais perdu. Homme est en même temps émergence du désir. ( âme sœur ). Ici, le désir amoureux est bien le signe d'une faiblesse et lorsque le dieu forgeron Hephaïstos intervient dans l'histoire pour fusionner les 2 moitiés, il restera toujours une cicatrice.

Il y a l'union physique → qui n'est pas union total. Le manque renaît. ( → union parfaite après la mort ).

Lacan → l'amour, « ce n'est jamais ça ».

Il y a toujours un je ne sais quoi qui nous échappe. Le désir marque une déficience ontologique.

Schopenhauer → Désir comme souffrance. Regard pessimiste

Il y a 2 idées dans ce texte →

  • Le désir est trouble /inquiétude

  • Bonheur intangible

    → Contentement durable

3 caractéristiques du désir

- Un désir est polarisé et exclusif

Parfois si je désir faire quelque chose, c'est au détriment d'autre chose.

- Le désir n'aboutit pas toujours à la satisfaction car sa réalisation peut être décevant

- Enfin, le désir est insociable, en perpétuel reconnaissance, jamais complètement assouvit.

On arrive jamais à la plénitude. ( tonneau des Danaïdes )

 

Dés lors, atteindre le bonheur ça serait abolir le désir → état extra-humain

Cela est possible avec la contemplation artistique.

Bouddhisme → préconise l'abolition du désir

→ souffrance

Doit-on sans n'arrêter là au lieu d'abolir le désir ne doit-on pas le prendre en charge ?

Ne peut-on pas penser autrement l'inquiétude ( être troublé )

҂ tranquillité ( quiétude )

bonheur au sens d'ataraxie ( stoïcien )

( absence de trouble )

Mais l'inquiétude peut aussi être en mouvement, dynamique → apathique, inerte

Il y a double regard sur l'inquiétude, l'un pessimiste l'autre optimiste.

Leibniz → « le désir est l'aiguillon qui attise l'activité des hommes ».

La revalorisation du désir peut-être abordé à travers une figure → Don Juan → hédoniste

Don Juan → non propre qui est devenu un nom commun car il nous dit quelque chose sur le comportement humain.

Vulgarisation de ce nom propre.

Don Juan → comportement lié à la séduction et à la multiplication des conquêtes. Il dit quelque chose sur l'humain, l'être désirant.

→ Référence qui pour comprendre le désir à des qualités et des limites.

Tout d'abord, Don Juan est la manifestation de l'homme comme désir, comme puissance de persévérer dans son être. Désir comme essence de l'homme, comme puissance d'exister. Dés lors, on ne peut renoncer au désir. Tout les désirs concret, tout nos désirs de ceci ou de cela sont les modes d'expressions du désir en général. Don Juan → Désir de séduire les femmes

 

A la suite de Spinoza, on peut dégager 2 sortes de désirs :

  • Désir triste ( celui qui nous diminue dans notre être, celui qui nous fait mal, pas en accord avec nous-même, que l'on ne peut pas combler )

  • Désir joyeux ( celui qui augmente notre être, notre puissance d'agir, porteur )

La puissance du désir chez Don Juan se déploie d'abord comme un désir joyeux, il se vante de la séduction d'un nombre non négligeable de femme. Par ailleurs, ce que nous révèle Don Juan, c'est qu'un homme sans désir → homme mort ( Cf Rousseau ). L'intérêt de Rousseau, le désir est si essentiel à l'homme que même si il n'est pas concrétisé, il trouve une certaine force à travers l'imagination.

De nombreux auteurs et même le sens commun ont dénigrés l'imagination. Réservant l'imagination à certains domaines : l'art, l'enfance car il faudrait privilégié la raison.

Rousseau fait de l'imagination une force → force consolante car c'est grâce à l'imagination que nous pouvons fantasmer, construire un autre monde, en décalage avec le monde réel qui apparaît appauvrit.

Dans le fantasme, on réalise nos désirs et cela comme nous le souhaitons. A travers le fantasme, on construit l'objet du désir à notre guise. Et c'est d'ailleurs bien pour cela que nous pouvons être déçu si notre désir se réalise vraiment.

Le décalage entre fantasme et réalité peut être marquant décevant → un fantasme n'a pas pour fonction de se réaliser. Mais justement, es-ce que Don Juan ne vit-il pas dans le fantasme. Ainsi un spectre lui apparaît ou encore il se déguise en faux-dévots.

Don Juan se perd dans le fantasme, ce qui l’intéresse c'est la chasse, non la prise. ( Pascal ). Et lorsqu'il a conquit/ possédé, cela ne l’intéresse plus : « Lorsqu'on est maître une fois il n'y a plus rien à dire ni à souhaiter ». Au fond, ce dont Don Juan désire c'est le désir. Il désire aussi séduire, c'est à dire qui désire le désir de l'autre. Il désire être repéré, apprécié, reconnu.

Ce que révèle Don Juan, c'est qu'au fond le désir de reconnaissance essentiel à la vie humaine (Cf travail ).

Le désir de reconnaissance fait qu'on est d'abord tourné vers soit.

On peut alors refusé la réalité ( ici autrui ) → Don Juan refuse l'altérité de l'autre

Ce que fait Don Juan, c'est nier autrui, c'est un autre moi et autre que moi.

Autrui pourrait avoir un désir autre que le mien.

A travers son désir de reconnaissance → séduire

Don Juan ne comprends pas qu'on est pas reconnu par quelqu'un qu'on ne reconnaît. On est reconnu par un sujet et non un objet. La reconnaissance est reconnaissance réciproque.

Ce qui se joue chez Don Juan, c'est un mauvais désir de reconnaissance. Il ne comprend pas qu'en recherchant toute les femmes, il s'interdit de rencontrer la Femme. Don Juan au fond est une conscience sympathique mais finalement naïve. Il est sans recule. Il est tout entier dans un désir qui l'aliène.

→ Ce qui manque à Don Juan, c'est au fond une réflexion sur le désir et de le comprendre.

A partir de là, on peut s'interroger sur la compréhension des désirs chez Épicure et sa classification des désirs ( p554-57 ) → Épicurisme → voir stoïcisme sur l'ataraxie.

Épicure → courant de pensée ( épicurisme ). Ce terme se rencontre dans le langage courant. Son sens est déformé, appauvrit par rapport à Épicure. Épicurien → profite de la vie → hédoniste

En ce sens, Don Juan est bien hédoniste mais de manière simpliste. Un libertin sadien ( Marquis de Sade ) est aussi un hédoniste démesuré. Épicure développe un hédoniste réfléchi.

Chez Epicure, il y a 3 sortes de désir :

  • Désir naturel-nécessaire. Tout les tendances, rapport avec la biologie, conservation de soit ( boire, dormir, manger, se reproduire )

  • Désir naturel-non nécessaire. Ce sont les désirs dont la satisfaction est peu importante même si elle est souhaitable ( repas convenable, sexualité )

  • Désir non-naturel-non nécessaire. Tout les désirs qui tendent à la démesure, l'hubris ( les orgies, meurtre etc )

Il faut satisfaire et privilégié les premiers désirs, accepter les seconds, proscrire les troisièmes. Pas au nom de la moral mais en vue du bonheur car la finalité de la vie, l’essentiel de notre vie doit être le bonheur ( stoïcien ).

Bonheur → Ataraxie

→ Prudence, sens de la juste mesure. Bonheur → Finalité épicurienne

L'intérêt d'une telle philosophie, c'est qu'elle se donne d'emblée une visée pratique, existentielle.

Si, Épicure réfléchit sur la réalité que tout est atome c'est pour ne pas craindre la mort. Si il fait une classification des désirs → absence de trouble

Spéculation/théorique prend sens par rapport à la pratique.

Idée qui nous conduit à dire qu'il nous fait considérer pleinement le désir et c'est ce qui apparaît très clairement lorsqu'on envisage le rôle du désir dans l'éducation ou plus concrètement encore, l'éducation du désir.

Françoise Dolto XXème ( pedo psychiatre )

L'école des parents

S’intéresse à l'éducation des enfants. Considère l'évolution de l'enfant à travers différents époques. Elle va nous parler du désir des enfants grâce à des objets circonstancié. Ainsi le bon, camion, scooter montre l'enfance et la progression de l'éducation.

Thèse→ La prise en considération du désir permet d'éduquer, d'humaniser, dépasser de simple besoin, la simple consommation vers la compréhension de la réalité.

Car le désir permet de différer la satisfaction. Développer le désir c'est apprendre la patience, c'est aussi apprendre à fantasme. Ce que ne peut pas faire la consommation immédiate par facilité. Il faut comprendre à dire non de manière réfléchi en expliquant. Il faut savoir écouter l'autre, l'enfant sans pour autant systématiquement satisfaire à ses demandes.

 

Conclusion → Un désir vaut la peine d'être vécu voir d'être réalisé si il me correspond vraiment. Il convient alors de voir si mes désirs sont en accord avec moi-même, si je ne suis pas conditionné, aliéné par quelque chose d'inaperçu. Nous sommes parfois comme un enfant qui désire un bonbon qu'il vise vraiment où parce qu'il veut qu'on s'occupe de lui.

Si je veut-elle voiture, n'est-ce pas pour être reconnu.

Le problème du désir renvoie au fond à la question qui-suis je ? et à l'exigence peut-être infini d'un connaît toi, toi-même. ( La question qui suis-je ? Admet-elle une réponse exacte ).

Transition: La dimension du désir appelle plus ou moins correctement au bonheur.

 

Cours supplémentaire sur le désir

Shopenhaueur et les stoïciens: Epictète, Manuel

Thème: L'insatisfaction irrémédiable du désir

Thèse : Il faut combattre, voir détruire ce qui ne dépend pas de nous-même

→ Il faut vouloir le dilemme : désirer, c'est prendre le risque de voir son désir assouvi

Objet du désir : Absolu ( donc on ne le trouve jamais )

 

Cf Le Voyage, Baudelaire → Manque qui ne veut plus vivre le manque + éteindre désir = négation de la vie → désir nous épuise → infini mais indéfini

Stoïciens = III's av. JC → Ier's ap JC.

 

Intensification de l'existence → Créature désirant ( objet du désir = pas toujours sa cause ). Alain : désir = inquiétude

Paiedéia → Stoïcisme : éducation par laquelle le sujet est conduit à progressivement savoir faire un partage fondamental : ce qui dépend ou non de lui.

→ Ataraxie ( trouble ) → Investit en lui, se désinvestir totalement de ce qui est différent de lui ( Agent = ce qui dépend de nous ) → Ce dans quoi on est sujet d'action.

→ Recherche de la tranquillité de l'âme.

Ex : Argent : on peut perdre dans pas d'investissement affectif

DONC désir complexe : à supprimer ( Attention aux choses qui ne dépendent pas de nous ). → Ne pas investir le corps comme lieu de satisfaction : Revenir à la racine de ce qui nous est propre est abandonner ce qui nous est étranger → Dieux = prête la vie → peut la reprendre

Insatisfaction : → Sens de l'existence → Angoisse → Autonomie

+ Perte de repos / de tranquillité

+ Caractère indéterminé / indéfini

+ On ne sait pas ce qu'on veut

Le fait que ce désir ne soit pas défini entraîne l'insatisfaction. On veut rencontrer notre propre Désir. ( différent du Bonheur → Impliquer de sa sacrifier désir contraignant ). Nier son désir = Rater sa vie

Ex : Quelqu'un qui ne bosse pas pour son rêve. → Apologie du Travail

Désir Insatisfait ( Mme Bovary )

→ Heureux à chercher désir ? Ou c'est parce qu'on atteint pas l'objet du désir qu'on le rechercher ?

« Le salut c'est d'être condamné, ne pas s'arrêter ».

→ Arrêtons de désirer / Absence de désir

Fataliste = Désir frustré Ou bien → Distinction : désir charnel et vouloir ( On ne choisit pas de désirer )

→ Se divertir= se détourner de l'ennui car ennui = mort

→ Désir nous enivré pour supporter vie sans désir.

→ Le désir dépend de nous : il dépend de nous de ne jamais désirer ce qu'on est pas certain d'avoir.

Épictète = Nier la dimension du désir en soi.

Ne rencontrer que ce qui est propre à la nature, qui dépend de nous : ne désirer que ce qui est à notre portée ; pas ce vers quoi on tend

→ On peut : maîtriser notre pensée, distinguer vrai / faux, représenter et non représenter.

→ Restreindre mon rapport au monde sur ce sur quoi j'ai prise. Lâcher le reste = sagesse.

+ Ne PAS corréler ma satisfaction à celle de mon désir, chercher la tranquillité de l'âme dans la frustration.

→ Ici mon bonheur ne dépend plus de mon désir → Bonheur = Absence de trouble.

Douleur = dépend pas de moi donc se désinvestit.

 

Rousseau: Julie ou la nouvelle Héloïse

Thème : L'importance du désir dans l'existence ( imaginaire ). Thèse : Le désir est structuré par le manque

→ La possession, c'est l'ennui et l'insatisfaction consiste à ne plus rien désirer = insatisfaction

Désir = Bonheur : éloigner le plus possible de nous l'objet du désir → Jouir de l'objet du désir = se priver du caractère absolu de cette objet. Objet « réel » = toujours décevant. DONC désirer = s’illusionner sur l'objet du désir.

Cette illusion = véritable satisfaction ( idéalisation à). Seul accès à l'idéal = l'imaginaire / l'illusion

→ on le désire toujours

Julie : refuse déconvenue → se prend l'insatisfaction de son désir = réalité

Idéal différent du réel ( 1 fossé )

Aucune immédiate possible → seuls amants qui se réalisent pas complètement sexuellement peut s'aimer. On jouit moins de ce qu'on obtient de ce qu'on espère → on ne désire que l'imaginaire.

Idéal = Fantasme différent du réel = matériel → morsure

Mieux vaut fantasmer qu'agir

Prosaïsme = réel différent de la poésie de l'imaginaire

Il n'y a de bonheur que dans l'attente

( ID d'insatisfaction ) Désir → structuré par le manque. Je ne désire pas quelque chose que je possède.

Toujours le désir de désir → Possession = ennui

Inquiétude ( bonheur du désir ) différent d'anxiété

Imagination = force consolante qui nous a été donnée pour résoudre un conflit

Seul Absolu : Dieu ( conflit ) → avide, désir est absolu ( veut l'atteindre mais n'y arrive pas )

Imaginaire rend sensible → Borné, sa condition, elle n'est pas absolu

Si j'imagine : objet absent, que idéalité plus si pas expérience sensible : ne pas le percevoir tant que tel.

Imagination nous livre l'objet plus que si on le possédait →Fantasme

→ On est jamais déçu dans notre imagination différent du réel, si ça se passe pas bien, déçu.

→ Pygmalion sculpte une perfection de la beauté féminin, Galatée → en tombe amoureux, en souffre beaucoup. → Dieux concrétisent son désir mais pas de densité donc pas à désirer

→ Rapport amour / beauté ( on aime sa valeur ou pas ? )

Distinction de Rousseau entre voir et se figurer.

→ Imagination : Maximum de présence sensible de l'objet à nous-même → objet paré → Imagination artificialise l'objet ( plus beau .. )

Cf Baudelaire ; Le peintre de la vie moderne et Constantin Guy

Beauté = 2 faces pour Baudelaire :

  • 1 face idéale / intemporelle

  • 1 face contemporaine /fugitive / liée aux usages sociaux → 1 époque

Artifice = rapproche plus l'objet de sa propre essence. Bonheur illusion

Freud : 2 principes qui organisent la vue psychique de l'individu :

  • Principe de plaisir : recherche du plaisir ; diminution forte de l'excitation → Tension = Désir différent de la Jouissance = Jouissance commence quand un désir cesse → Rousseau = Jamais abaisser état de Tension = Immédiateté

  • Principe de réalité : diffère plaisir ( contenir ) : éducation, culture ( différé essentiel des individus ). + max de plaisir, + vite possible → devoir restreindre l'appel du plaisir. Le moins de tension souvent possible

 

Travail : effort qui génère de la tension pour différer le plaisir.

Le principe de réalité garantit le plaisir moins puissante. Imagination= lieu dans lequel le principe de plaisir ne serait JAMAIS dépassé ; on en dépend → manque

 

Freud, Malaise dans la culture → Notre société = mût par le principe de plaisir + castration = la réalité doit venir à son heure. Je possède plus l'objet si je le possède moins différent.

C'est dans le désir / le manque / l'imagination de l'objet que se trouve le véritable bonheur.

 

Pascal, Pensées, 1612 ( posthume ) → publication

→ 17ème siècle, Le Grand Siècle.

Thème : Le divertissement. Thèse : Le divertissement est un détournement à notre désir et à l'ennui.

→ Christianisme fort : écrivait 1 défense du christianisme contre les libertins ( doutent des valeurs christianismes )

Fragment 139 : Divertissement

Si l'objet du désir était satisfait, on en voudrait pas. Divertissement = un détournement = Désir

Désir : vouloir se satisfaire, ne rien avoir à faire. Ennui = Horrible

Le désir, en nous condamnant à l'insatisfaction est 1 tracas, 1 souci, mais cela nous détourne de la vraie insatisfaction horrible. Horreur = Ennui

Les Hommes ne peut pas se divertir ( donc obligés de se divertir bêtement ). Personne n'échappe au divertissement à moins de mener une vie de contemplation. Légitimité du divertissement.

Ridiculiser le pseudo-sérieux de nos activités. Se divertir différent de s'amuser → Masque pourrait être enlevé si l'homme comprenait que vraie vie est contemplation.

Les Hommes s'agitent. Malheur des hommes : ne pas savoir rester au repos dans une chambre → Préférer la mort à l'ennui

L'Homme se divertir car sinon confronté trop brutalement à la misère de sa condition : nous sommes mortels.

→ évitement de la pensée de la mort.

→ L'ennui est le moment du dévoilement de ma condition très précaire. Cf Baudelaire

Chez Baudelaire, le divertissement n'existe plus : Spleen car n'arrive plus à se divertir, ni à se consoler grâce à Dieu : n'y crois plus vraiment → Mort permet d'échapper à l'ennui, échappatoire.

Divertissement = sortir de soi-même + Tout ce qu'on fait est dérisoire.

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