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Un peu de cours...

Sujet: Suis-je ce que j'ai conscience d'être ?

- Le regard d'autrui --› jugement ou non

- Question pas si naturelle, surgit lorsqu'il a un problème.

- Impossibilité d'un monde sans autrui

- Prise de conscience progressive

- Question sur soi

Prise de conscience, méconnaissance de soi

- Problème de l'enfance, pas de conscience de soi

- Problème du malade mental ?

- Question du conformisme et singularité d'être remarquable

 

Extrait de Essai sur l'entendement humain de John Locke ( XVII )

La pensée de Locke nous introduit directement à une conception moderne de la conscience que l'on trouvera chez Descartes et intégrée à notre modernité. En effet, cela a été la conscience morale, avoir bonne ou mauvaise conscience qui peut donner donner au remord, à la culpabilité et c'est ce que Freud appelle le surmoi. Ici et avec Locke, nous avons affaire à la conscience psychologique c'est à dire la relation que nous avons avec le monde et avec soi-même.

1) A quoi la conscience est-elle reliée ?

Au “moi”, personnelle, à la pensée.

2) Surlignez la phrase la plus importante du texte ?

“ Car la conscience accompagne toujours la pensée, elle est ce qui fait que chacun est ce qu'il appelle soi et qu'il se distingue de toutes les autres choses pensantes”.

3) Quel est la dimension à la fin évoquée ? ( à partir l.12 )

La mémoire. Le moi est constitué par la conscience de soi et la mémoire, faculté humaine qui assure la continuité.

La conscience --› étymologie latine --› cum / scienta ( accompagné de savoir )

( Reste à se demander ce qu'il est de ce savoir ).

Avec la conscience, nous “ savons” ce qui se passe hors de nous et en nous.

 

Locke --› “ lorsque je pense, je perçois que je le pense”

A travers cette conscience des choses je suis capable de m'en distinguer ce qui n'est pas moi et moi ( le non moi ), la conscience des choses suppose la conscience de soi, permet de saisir le moi.

Il en découle que par là que je me distingue comme dit Locke des autres choses pensantes que sont aussi des moi. A noter que, Locke parle de chose mais devrait parler de sujet. C'est pourquoi, Locke nous parle d'identité personnelle, je me confonds pas avec les autres. Je dois me distinguer avec les choses, me singulariser. Chacun d'entre nous cherche à être remarquable. C'est à dire à exister pour lui-même. ( Ce qui passe par le regard d'autrui ). Être remarqué ou de ce faire remarquer ( problème du paraître, importance du regard d'autrui ).

Importance de la mémoire

Le moi suppose une certaine permanence dans le temps sinon je renaîtrais sans cesse. Je dois donc garder quelque chose de mon passé. Je suis capable de souvenir. Et même, le moi est capable d'anticiper l'avenir, se projeter, de faire des projets ( la question de moi, implique celle du temps ). Cependant des problèmes peuvent surgir:

  • limites de la mémoire

  • schizophrénie

  • troubles psychiques ( la folie )

Quand n'est-il du moi lorsque la conscience disparaît ?

( par exemple: évanouissement ( perte de conscience ), coma...etc )

Montaigne ( Essais ) tombe dans les pommes après une chute à cheval, je peut dire qu'il n'y avait plus rien pour moi.

On peut évoquer aussi le sommeil où il peut y avoir rêve mais globalement il n'y a pas conscience des choses ni de moi.

Quelqu'un comme Leibniz parle de “petites perceptions”, des perceptions inconscient qui assure la continuité du moi.

La mémoire elle aussi révèle que la question du moi n'est pas simple, que le moi n'est pas lisse. En effet, il peut y avoir, des troubles pathologiques de la mémoire --› Alzheimer. Mais de manière général nous savons tous que la mémoire est défaillante.

De toute manière, notre subjectivité interprète toujours notre pensée. Ce qui faut savoir c'est que la mémoire est sélective. Nous trions pour des raisons d'équilibre.

L'être humain ne peut pas se souvenir de tout, ce serait impossible, insupportable psychologiquement pour lui.

Borgues --› “ Funès ou de la mémoire “ --› personnage qui se souvient de tout dans le moindre détail. A la fin, il en meurt.

Finalement l'oublie a quelque chose de positif. Il nous permet de nous tourner vers l'avenir et ne pas se laisser tirer par le passé. Nietzsche --› L'oublie est condition de la vie --› créateur.

Freud y voit la condition de l'équilibre de l'homme à condition que cette oublie n'est pas refoulement.

De même, en histoire certains historiens critiquent l'excès de mémoire, de commémoration surtout lorsque c'est récupéré par les politiciens. A propos de la perte de mémoire, on peut évoquer la maladie de Korsakov --› lorsque on se souvient d'évènement passé et se souvient mal d'évènement récent.

Cf p27 --› Olivier Sacks, “ L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau”.

 

Enfin, il peut y avoir plusieurs personnalités dans le même homme ( schizophrénie, TPH ( Troubles à Personnalités Multiples ). A cela s'apparente des formules qui ne relève pas que la pathologie mais d'un manque de maîtrise de soi. J'étais hors de moi. J'étais plus moi-même.

Question de la folie qui met en jeu la notion de personne.Notion juridique/moral qui implique la responsabilité. La responsabilité c'est répondre à ses actes, en être acteur. Un fou est déclaré irresponsable d'où la possibilité de la prison ou de l'hôpital psychiatrique. Le fou n'est pas/plus lui-même. Il est aliéné, étranger à lui-même, à ses actes. Il ne sait pas vraiment ce qu'il fait.

Locke fait la différence entre fou et un homme ivre. Le fou n'est plus lui-même, l'homme ivre non plus mais est responsable de son ivresse. Si il y a des lois qui jugent, ces lois doivent s'adapter aux cas particuliers.

 

Transition --› La conscience de soi, le fait d'être un moi. Le fait de pouvoir se penser et pouvoir de dire “je” ferait ainsi la spécificité de l'homme. On peut dire que la chose inerte est là, posé, l'animal fait corps avec la vie, et l'homme se singularise avec la conscience qu'il a de lui-même et de son existence.

Il en découlerait donc comme une primauté du moi et du sujet, une souveraineté de l'homme comme conscient.

Pascal --› “ Quand l'univers l'écraserait l'homme serait encore plus fort que ce qui le tue car il sait qu'il meurt, et l'avantage que l'univers à sur lui, l'univers n'en sait rien”.

En effet, la nature n'est qu'une puissance physique. Il a ni conscience, ni volonté mais processus aveugle. L'homme tire sa grandeur de sa pensée, de sa conscience. “ L'homme est un roseau, le plus faible de nature mais un roseau pensant”.

La nature peut exterminer l'homme. L'homme peut réagir aux forces de la nature ainsi selon Machiavel il y a des fleuves impétueux mais l'homme peut construire des digues.

Descartes inaugure un nouveau regard de l'homme sur lui-même. Il met en avant l'homme comme sujet, comme conscience de soi. ( Chez les Grecs --› le plus important c'était l'être, l'intelligible ).

Recherche la vérité --› doute méthodique. Tout ce qui est douteux, incertain va être rejeté car on ne peut pas le considérer comme une vérité. Descartes va dans les Méditations Métaphysiques aller du plus simple au plus complexe. Le plus simple que l'on puis douter --› les sens.

--› Que vaut la réalité sensible?

--› Cherchons une raison de douter de la réalité sensible ?

Descartes va recourir à l'argument du rêve pour douter de la réalité sensible/matériel.

Rêve --› trompeur / songe.

 

Qu'es-ce qui prouve que j'existe comme corps ? ( ex: membre fantôme)

Descartes remet en cause l'existence du corps.

Dans la mesure où le sensible est peut être illusoire, les sciences qui portent sur les sens/le sensible, n'ont plus de consistance, ne sont peut être plus des sciences --› Sciences expérimentales.

Peut être allons nous à partir de là trouver quelque chose qui résiste au doute. En effet, si les discours qui portent sur le sensible sont incertains, ceux qui ne portent pas sur le sensible sont certains ( ex: mathématique )--› parce qu'elle travaille sur les abstractions, elle se révèle peut-être être la seule vérité.

Descartes va recourir à un argument extrême/hyperbolique --› Qu'es-ce qui prouve qu'il n'y a pas Dieu trompeur/malin génie qui s'amuse à me tromper lorsque je pense que 2 et 2 font 4. On doute de tout, on n'est plus sûr de rien, le doute méthodique conduit à un doute sceptique.

Il y a une chose que l'on ne peut pas douter, c'est que j'ai douter. Modalité de la pensée. Comme chose pensante car il s'est aimé comme comme corps. “ Je pense donc je suis” ( Cogito ergo sum )

La pensée --› condition du doute et c'est ce qui en met fin. Indubitable.

Descartes oriente l'attention de l'homme sur le sujet avec le Cogito comme première vérité. C'est maintenant dans l'histoire, à partir de l'homme que tout va se faire. Seulement, maintenant, dans l'histoire c'est à l'homme de jouer, de se débrouille à partir d'elle-même. Descartes inaugure la modernité.

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