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Partie 3, chapitre 18. A Paris, dans la pension Vedel.

Le roman s'achève sur la mort de Boris comme si Gide refusait de clore les pistes qu'il a ouvert. Ce qui apparaît surprenant dans cette fin se révèle après la 2ème lecture moins surprenante car Gide multiplie les effets de bouclage. Chapitre capital car pour un romancier le dernier chapitre est aussi dure que premier chapitre. Chapitre stratégique dans lequel il peut livrer une certaine conception du roman.

 

I/ Une fin de roman qui est le fruit d'une lente élaboration

Dans le JFM, dernière page (97). 8 juin 1925, achève les FM après de nombreuses difficultés.

Martin du Gard l'incite à continuer.

Faits divers de juin 1919, suicides de lycéen. Histoire réel pour clôturer son roman.

Boris meurt dans les même circonstances, en classe, suite à un pari. Fragilisé.

Ajout fictionnelle qui accentue l'aspect dramatique de cette mort. Sous le regard de son grand-père. Construction d'une véritable tension dramatique. Les choses se mettent en place avec lenteur, puis la narration s'accélère. Fin tragique. Cette mort, elle est annoncée par d'autres indices décimés plus en avant dans le roman → Passavant chapitre 3 et Olivier chapitre 9 de la 3ème partie.

Paradoxe → surprenant mais pas tant

 

II/ Comment se dénouent les différents intrigues ?

Un chapitre qui nous laisse en suspens. L'enquête est vite étouffé. On peut imaginer des êtres aussi jeunes, aussi cruels. Côté gratuit de cette acte. Le caractère circulaire de cette fin. On le voit à un certains nombres de situations de certains personnages → boucle

Bernard retourne chez lui. La Pérouse → lamentation. George en pension → retourne chez a sa mère

La fin de l’œuvre forme le reflet comme un miroir inversé.

→ Le sort des autres personnages → traité avec désinvolture

Edouard dans son journal passe en revu principalement leur sort.

Le sort de Profiltendieu → malheureux, Bernard retourne alors chez lui.

La dernière phrase du roman → fin ouverte puisqu'un personnage qu'on a pas découvert dans le roman va rencontrer Edouard. On en sera pas mots. Caloub → boucla. Il ne faut pas chercher le mot de la fin.

 

III/ Une fin conforme à l'idée que Gide se fait du roman

1) Fin ouverte

Dans le JFM → « il s'achèvera brusquement, non point par épuisement de l'inépuisable mais au contraire par élargissement et par une sorte d'évasion de son contour ». Le roman doit être à l'image de la vie même et la vie me propose jamais de solution définitive. Vie complexe.

Idée de Gide → CF Edouard → Chapitre 13/ III/ → parle de son roman → le laissé aller à « l'aventure ».

« Je considère que la vie me propose jamais rien […] qui ne puis être considéré comme un point de départ ». → continuité perpétuelle

 Finalement, l’événement brutal que ce termine les FM et la fin avec un autre enfant montre que la vie reprend toujours ses droits et que le roman doit accueillir ce mouvement.

Edouard/Gide

Pendant tout le roman, fait d'Edouard son double d'écrivain et lui prête certaines de ses considérations. Mais Gide à la fin se distingue sur un point. Il n'aime pas les faits divers.

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